Un couple a reconnu sa culpabilité dans une sordide affaire de maltraitance de leur jeune enfant soufrant d'un syndrome génétique rare.

Un couple reconnaît avoir maltraité son enfant de 5 ans

Un couple a reconnu sa culpabilité dans une sordide affaire de maltraitance de leur jeune enfant souffrant d'un syndrome génétique rare.
Mardi, l'homme et la femme, dont on ne peut dévoiler les noms pour protéger l'identité de leur jeune victime, ont reçu des peines de prison à la suite d'une suggestion commune formulée par la couronne et la défense dans ce dossier.
Dans le cas de la mère, elle a reconnu sa culpabilité aux chefs d'avoir omis de prodiguer les soins nécessaires à la vie, de séquestration et de voies de fait. Le juge Conrad Chapdelaine lui a imposé une peine de 18 mois de prison, assortie d'une année de probation.
La jeune femme, qui était libre durant les procédures qui découlent de l'arrestation du couple à l'été 2014, a pris le chemin de la prison. Il lui est aussi interdit de communiquer avec tous les enfants du couple.
Le père se retrouve quant à lui avec une peine de 16 mois après avoir reconnu sa culpabilité aux chefs de maltraitance et de séquestration de l'enfant, alors âgé de cinq ans.
Le couple a été arrêté à la suite d'une information concernant cette famille à la mi-juillet 2014. Les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke étaient débarqués afin de retirer les enfants de ce milieu familial. L'enfant était dans un état de dénutrition sévère. Quelques jours plus tard, les policiers ont procédé à l'arrestation du couple.
Douze ans de prison
En mai 2016, l'homme avait été condamné à 12 ans de prison pour des gestes à caractère sexuel commis sur deux de ses filles. La peine imposée mardi devra être purgée de façon concurrente.
Un jury l'a trouvé coupable de gestes d'inceste, d'agression sexuelle, d'attouchements sexuels et d'incitation à des contacts sexuels entre 2005 et 2008 sur sa fille aînée et d'attouchements sexuels et d'incitations à des contacts sexuels entre 2013 et 2014 sur son autre fille. Il sera entendu par la Cour d'appel le 2 juin 2017 dans cette affaire.
Le juge Chapdelaine a précisé que les peines de 18 et 16 mois prononcées contre l'homme et la femme étaient raisonnables compte tenu de l'importance des gestes posés.
«Vous avez fait passer vos besoins avant ceux de l'enfant», a-t-il déclaré.
«L'enfant a été l'objet de privations importantes.»
Famille d'accueil
L'avocat de la couronne, Me Andy Drouin, a mentionné qu'une fois intégré dans une famille d'accueil, l'enfant a rapidement pris du poids et a recommencé à agir comme un jeune enfant plein de vie.
«L'enfant a nécessité des soins hospitaliers lorsqu'il a été trouvé», raconte l'avocat.
«C'est un enfant qui a besoin de soins particuliers compte tenu du syndrome dont il souffre. Les parents s'étaient désengagés complètement envers lui.»
Pour l'avocate du père, Me  Stéphanie Côté, l'homme et la femme étaient dépassés par l'ampleur de la maladie de leur fils. Avec René-Charles Quirion