Un couple d’Ogden qui faisait le trafic de stupéfiants pour subvenir à ses besoins a reconnu son implication dans le commerce illicite.

Un couple de trafiquants plaide coupable

Un couple d’Ogden qui faisait le trafic de stupéfiants pour subvenir à ses besoins a reconnu son implication dans le commerce illicite.

Devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec, mercredi, Alain Beaudry a été condamné à une année de prison.

Sa conjointe, Denise Douillard, qui a reconnu la possession simple de stupéfiants, devra effectuer 100 heures de travaux communautaires.

Alain Beaudry a plaidé coupable à la production de cannabis, à la possession de cannabis dans le but d’en faire le trafic ainsi qu’au trafic de méthamphétamine entre septembre et novembre 2017.

« Ce n’est pas du trafic relié à un réseau. Les revenus ne sont pas dédiés à s’offrir des produits de luxe. Ce sont des consommateurs de marijuana. Ce sont des gens qui sont démunis financièrement » explique l’avocat de la défense Me Jean Leblanc.

En plus de la peine de détention, Beaudry devra par la suite respecter les conditions dans le cadre d’une probation de deux ans.

« Je comprends que votre commerce n’était pas florissant. Même si ce n’est pas un réseau, faire le trafic de méthamphétamine est un facteur aggravant », signale la juge Desgens.

C’est une information d’une source qui a permis à la Régie de police Memphrémagog d’établir de la surveillance auprès du couple sur le chemin Cedar Cliff à Ogden.

Plusieurs visites ont été observées à leur résidence au cours de l’enquête policière.

La perquisition a été faite à leur domicile en novembre 2017.

Sur place, les policiers ont trouvé 1363 grammes de cannabis avec beaucoup de branches et de feuille, 65 comprimés de méthamphétamine ainsi que 465 $ en argent.

Beaudry avait fait une décla- ration aux policiers sur le fait qu’il vendait environ 100 comprimés de méthamphétamine aux deux semaines. Il avait déclaré vendre des stupéfiants pour vivre principalement à des connaissances et à des amis.

Alain Beaudry et Denise Douillard possédaient des antécédents judiciaires.

La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de Me Jean Leblanc et de la procureure aux poursuites criminelles Me Véronique Gingras.