Un jeune homme de 20 ans paiera cher pour avoir voulu aider son cousin à sortir son véhicule d’une mauvaise position, alors qu’il se trouvait en état d’ébriété.

Un coup de main qui coûtera cher

Un jeune homme de 20 ans paiera cher pour avoir voulu aider son cousin à sortir son véhicule d’une mauvaise position, alors qu’il se trouvait en état d’ébriété.

De retour d’une soirée bien arrosée à moins de dix jours de Noël en 2016, le jeune adulte avait eu la présence d’esprit de ne pas prendre le volant.

Le sort a cependant voulu que son cousin se retrouve dans une bien mauvaise situation sur la rue Kennedy avec son véhicule.

Pris dans la neige, le conducteur et son passager ont entrepris de sortir le véhicule de l’endroit où il était embourbé.

Le cousin ayant la responsabilité du véhicule a entrepris de pousser le véhicule, alors que le jeune homme alors âgé de 19 ans maintenait le volant pour diriger le véhicule.

Son avocat Me Marc-André Champagne de l’aide juridique a expliqué devant le tribunal que son client n’a pas mis les pieds dans le véhicule, mais ne faisait que le diriger.

Durant la manœuvre, les patrouilleurs du Service de police de Sherbrooke sont passés dans le secteur.

Ils ont vite remarqué l’état d’ébriété des deux protagonistes.

Le conducteur et son passager ont livré la même version des événements sur leur rôle dans le véhicule. Cependant, étant donné qu’il tenait le volant alors que le moteur état en marche, le passager a aussi dû se défendre d’accusations criminelles. Non pas de conduite avec les capacités affaiblies, mais de garde et contrôle d’un véhicule.

Amende de 1200 $ et bien d’autres soucis

Lundi, un an après les événements, il s’est retrouvé devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec.

L’accusé de 20 ans a plaidé coupable à l’accusation criminelle portée contre lui pour ces événements du 14 décembre 2016.

Son taux d’alcoolémie de 169 mg d’alcool par 100 ml de sang, soit plus du double de la limite permise a été retenu contre lui.

Une amende de 1200 $ a été imposée au jeune homme de 20 ans qui ne possédait pas d’antécédent judiciaire.

Le juge lui a aussi imposé une interdiction de conduire d’une année avant d’apprendre que l’accusé ne possédait pas de permis de conduire lors des événements. Il lui sera tout de même interdit de posséder un permis de conduire pour la prochaine année.

« À cette peine s’ajoutent aussi les sanctions administratives que peut imposer la SAAQ. Le permis peut être suspendu plus longtemps et il coûte plus cher lors du renouvellement. Certaines compagnies d’assurances ne veulent plus assurer les conducteurs ou les primes augmentent considérablement », explique l’avocat de la défense Me Marc-André Champagne.

Le porte-parole de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), Mario Vaillancourt, explique que les sanctions administratives commencent au moment de l’arrestation avec les capacités affaiblies.

À la première infraction, le permis est suspendu pour 90 jours sur le champ et le véhicule saisi pour 30 jours lorsque le taux d’alcoolémie dépasse de deux fois la limite permise.

« Il y a aussi une évaluation sommaire sur les habitudes de consommation d’alcool du conducteur », explique M. Vaillancourt.

13 conducteurs pincés

Depuis le début du mois de décembre à Sherbrooke, ce sont 13 conducteurs qui devront subir ce processus administratif puis judiciaire.

Le Service de police de Sherbrooke mentionne que ces conducteurs ont tous été interceptés hors des barrages routiers tenus depuis le 1er décembre dernier. L’an dernier, 19 conducteurs avaient ainsi perdu leur privilège de conduire.
« Nous avons tenu cinq barrages routiers pour l’alcool au volant. Nous avons ainsi vérifié 1140 automobilistes et personne n’a été arrêté. Cette vigilance va se poursuivre de façon intensive au cours des prochaines semaines », assure le porte-parole du SPS, Philippe Dubois.

Dans le cadre de cette opération baptisée VACCIN, 1087 barrages policiers ont été érigés dans l’ensemble du Québec.

Nez rouge a parcouru  600 km pendant ses « soirées électriques »

Une des actions écoresponsables de l’organisation locale vise à faire prendre un virage vert au service de transport pour personne ne se sentant pas capable de prendre le volant lors d’activités du temps des Fêtes.

Les 14 et 15 décembre, 600 km ont été parcourus à bord de six véhicules 100 % électriques. Cette réduction des gaz à effet de serre a été mise de l’avant grâce à l’Université de Sherbrooke et au Conseil régional de l’environnement de l’Estrie (CREE).

Les véhicules électriques étaient conduits par des membres du personnel et des partenaires.

2900 raccompagnements

Par ailleurs l’organisation de l’Opération Nez rouge Sherbrooke dresse un bilan très positif à cette étape de mi-parcours de la campagne 2017. Ce sont près de 2900 raccompagnements qui ont été réalisés dans la région de Sherbrooke depuis le début du mois.

Déjà 1500 bénévoles ont participé à l’Opération et le comité organisateur espère en accueillir encore tout autant d’ici le 1er janvier.

Rappelons que l’Opération Nez rouge est en service continu à Sherbrooke, tous les jours du mois de décembre, et que des bénévoles sont toujours recherchés, particulièrement lors des nuits les plus festives, soit les nuits de Noël (24 et 25 décembre) ainsi que la nuit du jour de l’an (31 décembre).

La dernière fin de semaine, annoncée comme étant la plus occupée de la campagne, fut un succès au niveau de la présence de bénévoles, permettant ainsi de répondre aux nombreux appels avec un court délai d’attente.

Au total, 518 bénévoles ont permis de réaliser 991 transports pour l’ensemble de la région dans les nuits du 15 et 16 décembre.

La popularité du service est telle que la région peut se vanter d’être en deuxième position en nombre de raccompagnements au pays.  

- Claude Plante

Six véhicules 100 % électriques ont servi aux raccompagnements effectués par des bénévoles de Nez rouge la fin de semaine dernière.