L’accident survenu dimanche sur le boulevard Bourque ne serait peut-être pas causé par la vitesse, ni par une course de rue.

Un conducteur nie avoir enfreint les limites de vitesse

Un des deux conducteurs impliqués dans l’accident survenu dimanche sur le boulevard Bourque à Sherbrooke affirme qu’il n’aurait jamais enfreint les limites de vitesse.

« J’ai vu la voiture noire arriver vraiment vite et je me suis mis dans la voie de droite. Quand j’avais terminé de me tasser, il a voulu me dépasser par la droite et c’est là qu’il a perdu le contrôle complètement », affirme François St-Pierre en entrevue téléphonique avec La Tribune.

Les deux conducteurs ont été impliqués dans cet accident survenu à la hauteur du commerce Occasion Beaucage, en après-midi. Les deux véhicules se sont retrouvés sur le toit après plusieurs tonneaux.

Quatre individus, trois dans le premier véhicule et un seul dans le deuxième, ont été transportés à l’hôpital pour des blessures légères.

Les conducteurs semblaient engagés dans une course, selon des témoins. Les deux véhicules étaient des Neon SRT-4 de Dodge, l’une noire et l’autre rouge.

Le Service de police de Sherbrooke a ouvert une enquête et rencontré des témoins de l’événement avant de remettre un constat d’infraction de 1536 $ avec les frais aux deux conducteurs.

Les deux hommes ont également vu quatre points d’inaptitude portés à leur dossier.

S’il est reconnu qu’ils s’adonnaient à une course de rue, le Code de la sécurité routière prévoit en plus de cette amende de 1000 $ plus les frais, l’ajout de 12 points d’inaptitude et la suspension de leur permis de conduire pour sept jours.

« Étant donné que les policiers n’ont pas vu l’infraction, ils doivent remplir un constat général d’infraction après avoir rencontré les témoins. Les déclarations doivent d’abord être corroborées », a expliqué la porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Isabelle Gendron.

François St-Pierre concède qu’il est un adepte du complexe de sport motorisé Sanair, situé à Saint-Pie. Son véhicule à deux places témoigne justement de ses multiples participations à des courses sur le circuit spécifiquement conçu à ces fins, explique le conducteur de 35 ans.

« Je suis connu chez Sanair, c’est la seule place où je course, assure-t-il. Je ne fais jamais de vitesse dans les rues, parce que je suis mécanicien et que j’ai besoin de mon permis de conduire pour travailler. »

Le conducteur comprend que la situation pouvait ressembler à une course étant donné le modèle de véhicule impliqué dans l’accident.

« Ce sont des véhicules extrêmement bruyants et pour la plupart des gens le bruit est synonyme de vitesse. C’est pour cette raison que je présume que les témoins pensent que nous coursions », avance-t-il.

Les prochains jours permettront au Service de police de Sherbrooke d’amasser des témoignages supplémentaires, en plus de l’analyse de la scène de collision.

Dans tous les cas, M. St-Pierre compte bien se défendre.

« J’ai reçu un constat d’infraction, mais je vais le contester et je vais le gagner en cour parce que je n’ai rien à me reprocher », conclut-il.