Charles-Étienne Chartrand-Cassidy, blessé à la tête, a été retrouvé par les policiers.

Un cocktail dangereux sur la route le conduira en prison

Vitesse, témérité, alcool et drogue, un jeune conducteur de 18 ans est accusé d’avoir mélangé tous ces éléments sur la route en juillet 2018.

Charles-Étienne Chartrand-Cassidy était de retour devant le tribunal, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke pour la suite de son dossier.

Onze accusations pèsent contre lui à la suite de cette soirée du 30 juillet 2018 qui devrait le conduire derrière les barreaux.

L’individu de Lingwick, âgé de 18 ans, attend des compléments de preuve pour faire « avancer » son dossier devant le tribunal.

Il est accusé de conduite en état d’ébriété causant des lésions à trois de ses amis, de conduite avec un taux d’alcoolémie dépassant la limite permise causant des lésions à ces trois mêmes personnes, de délit de fuite, de conduite dangereuse causant des lésions ainsi que de méfait.

Chartrand-Cassidy revenait d’un party où il avait consommé de l’alcool et du cannabis lorsqu’il a pris la route en passant par la route 108 en fin de soirée.

Le chauffard a omis de ralentir malgré les demandes de ses passagers. Il a poussé la témérité en tentant un dépassement alors qu’un camion arrivait en sens inverse.

Pour éviter une collision imminente, Chartrand-Cassidy a donné un coup de volant pour éviter le véhicule qui se pointait devant lui entrainant son véhicule dans un vol plané. Il a alors embouti une camionnette ainsi qu’une clôture, de là les accusations de méfait.

Après que les passagers soient débarqués de son véhicule, Chartrand-Cassidy a repris la route dans son véhicule endommagé pour se diriger vers le centre d’East Angus.

Lorsque son véhicule a cessé de fonctionner, il a pris la fuite à pied au parc des Deux Rivières.

Charles-Étienne Chartrand-Cassidy, blessé à la tête, a été retrouvé par les policiers.

Il a été conduit à l’hôpital où des échantillons sanguins ont été prélevés. Le taux dépassait la limite légale et des traces de THC, preuve de la consommation de cannabis, ont aussi été trouvées.

Les accusations contre lui ont été autorisées en mars 2019 par la procureure aux poursuites criminelles Me Isabelle Dorion.

Le dossier a été reporté au 27 janvier prochain.

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Jacques Lefebvre demandera à être remis en liberté

Accusé d’avoir séquestré son ex-conjointe sur une période de deux mois, Jacques Lefebvre demandera à être remis en liberté sous conditions.

Son avocat Me Benoit Gagnon de l’aide juridique a fixé, jeudi, l’enquête sur remise en liberté de l’individu de 28 ans.

La requête sur remise en liberté sera débattue le 13 novembre prochain.

Un enquêteur viendra y expliquer la preuve au dossier.

« Ce n’est pas une affaire particulièrement complexe », signale l’avocat de la défense Me Benoit Gagnon de l’aide juridique.

Jacques Lefebvre doit se défendre d’accusations de voies de fait, de voies de fait causant des lésions entre le 1er août et le 16 octobre, de séquestration entre le 15 août et le 16 octobre de même que de menaces de mort sur deux personnes.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme maintient son objection à la remise en liberté de Lefebvre.

L’accusé a été déclaré apte à faire face au processus judiciaire la semaine dernière après une évaluation au début du processus judiciaire.

La victime âgée de 36 ans, séquestrée depuis le 15 août, a été libérée de ses griffes tôt le 16 octobre. Les policiers se sont rendus sur la rue King-Georges vers 5 h 40 mercredi matin à la suite des propos tenus par la victime alléguée et son ravisseur. La victime affirme avoir été attachée avec des ty-raps. Ses cheveux ont aussi été rasés et elle aurait été filmée.

Lefebvre possède des causes pendantes ainsi que plusieurs antécédents judiciaires.

Trois accusations liées à des bris de conditions ont aussi été portées contre lui. René-Charles Quirion