Des recherches intensives avaient été menées dans le secteur du mont Gosford pour retrouver Matthieu Lapierre, disparu depuis le 25 mai.

Un chasseur découvre le corps de Matthieu Lapierre

Le corps de Matthieu Lapierre, cet homme de 40 ans disparu depuis le 25 mai, a été retrouvé dans le secteur du mont Gosford.

L’identité de l’homme de Saint-Hyacinthe a été confirmée par le bureau du coroner John Westerlund. Avant même l’identification formelle, le père de Matthieu Lapierre, Viateur Lapierre, a indiqué à La Tribune être convaincu qu’il s’agissait de son fils.

C’est un chasseur qui a fait la macabre découverte le vendredi 21 juin à une quinzaine de kilomètres de l’accueil de la ZEC, au pied de la montagne.

Matthieu Lapierre, 40 ans, de Saint-Hyacinthe, avait été vu pour la dernière fois à Magog, dans un supermarché, le samedi 25 mai. Son auto avait été retrouvée le mercredi suivant, dans le stationnement de l’accueil de la ZEC, au mont Gosford. Il se serait vraisemblablement perdu dans la montagne et serait décédé probablement d’hypothermie, selon la Sûreté du Québec. Les causes du décès devraient être mises en lumière dans le rapport du coroner. 

Une autopsie a déjà été réalisée sur le corps de la victime retrouvée, afin de déterminer les circonstances du décès.

C’est le père du disparu, Viateur Lapierre, qui a contacté le journaliste de La Tribune pour lui faire part de la triste nouvelle. La Sûreté du Québec (SQ) l’aurait averti de ce dénouement lundi soir dernier, le temps de compléter sa propre enquête et celle du coroner.

M. Lapierre souhaite transmettre un message de reconnaissance, malgré les circonstances.

« Il semble que mon fils n’était pas bien préparé pour son excursion… Je veux remercier la SQ, de même que tous les bénévoles qui ont participé aux recherches et tous ceux qui nous ont démontré leur sympathie », a-t-il déclaré au téléphone.

Plusieurs personnes ont participé aux recherches pour retrouver Matthieu, dont le maire de Woburn lui-même, Guy Brousseau, des membres de l’organisme Les Sentiers frontaliers, l’unité de sauvetage des pompiers de Lac-Mégantic, et plusieurs autres. M. Lapierre a manifesté le désir de n’oublier personne. « Je n’ai pas les mots faciles pour ce genre de choses. Si j’en oublie, ajoutez-les. Car ces personnes ont démontré beaucoup d’énergie et j’ai apprécié leur dévouement », a-t-il mentionné. Les recherches avaient été suspendues le 3 juin.