Le vol a eu lieu dans le stationnement de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke.

Un « camelot » pousse son client et se sauve avec son portefeuille

Manuel Nicola Codina, un faux camelot, a tenté de se sauver avec le portefeuille de son client, vendredi matin. Alors que l’assaillant tentait de vendre un journal communautaire à la victime, les deux individus argumentaient pour le retour de la monnaie, le suspect lui aurait arraché son portefeuille et l’aurait plaqué au sol pour prendre la fuite à pied.

L’événement s’est déroulé dans le stationnement de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke. L’individu a comparu vendredi pour un bris d’engagement.

« Après plusieurs recherches et une bonne description physique de l’individu, le suspect, un homme de 33 ans connu de nos services, a été localisé et arrêté », précise la porte-parole au Service de police de Sherbrooke Isabelle Gendron.  

Aucun lien avec le journal de rue

Jointe au téléphone par La Tribune, la directrice du Journal de rue de l’Estrie, Nancy Mongeau, assure que le camelot n’a aucun lien avec son organisation. « Ce n’est même pas un camelot, c’est un malfaiteur », lance-t-elle. 

« Ce n’est même pas le Journal de rue que le camelot vendait, dit Mme Mongeau. C’est arrivé au centre-ville cet été. Quelqu’un prenait des journaux, je ne sais pas lequel, qu’il n’avait pas le droit de vendre. Ce n’était pas un camelot autorisé ni par le Journal de rue ni par personne. »

Cette problématique est connue depuis l’été. « Des gens qui nous disaient que le camelot n’était pas poli du tout. C’est quelqu’un qui fait ça de manière illégale. L’Hôtel-Dieu, on ne va pas là. Partout où il y avait de “faux camelots”, ce sont des endroits qui n’étaient pas autorisés », mentionne la directrice du Journal de rue de l’Estrie.

« J’aimerais que les gens ne se mêlent pas, demande-t-elle. Il ne faut pas avoir peur de nos camelots. Ce sont des gens super polis, qui ne font pas de sollicitation. Ils ont toujours leur carte de camelot et ils vendent toujours le Journal de rue de l’Estrie. »

Le Journal de rue de Sherbrooke est notamment disponible à la Maison du cinéma, au Marché de la gare et près de plusieurs épiceries.