Un brasier majeur emporte Palettes Perron

La scène était désolante, jeudi matin : Palettes Perron, le plus gros employeur de Sawyerville, a été la proie d’un incendie majeur dans la nuit de mercredi à jeudi. Le directeur général Hugo Brunelle a déjà annoncé son intention de reconstruire.

L’incendie s’est déclaré dans l’entrepôt de l’entreprise. Le brasier s’est vite propagé et a emporté la totalité du bâtiment.

Jeudi matin, une poignée d’employés et de résidents du village regardaient avec tristesse les pompiers s’affairer dans la fumée, avec leurs pelles mécaniques, à démonter les restants du bâtiment qui faisait partie du paysage depuis une cinquantaine d’années. 

Mario Brochu, un employé fidèle de Palettes Perron depuis 31 ans, a constaté le foyer de l’incendie à son entrée au travail aux petites heures du matin. 

« J’ai tout de suite remarqué le feu en arrivant au travail ce matin à 2 h, témoigne l’homme. On a vu qu’il y avait le feu dans l’entrepôt. Mon premier réflexe a été d’aller alerter mon beau-frère, qui habite à une rue seulement de l’usine et qui est pompier ici à Sawyerville. »

Le feu a rapidement pris de l’ampleur, forçant les employés à quitter les lieux sans avoir le temps de déplacer la machinerie. Heureusement, personne n’a été blessé. 

« Je pensais qu’on allait avoir le temps de sortir les charriots élévateurs avant que le feu devienne trop gros. Le temps que je revienne d’alerter les pompiers, il était trop tard, raconte-t-il. On a réussi à tasser un tracteur, au moins. Je n’aurais jamais cru que la structure d’acier pouvait s’écraser comme ça. »

Les pompiers de Sawyerville ont pu compter sur l’aide de leurs collègues de Cookshire-Eaton, Johnville, Saint-Isidore-de-Clifton, Saint-Malo et Westbury. La taille du brasier nécessitait ces renforts, en plus de la présence de deux volumineux réservoirs de gaz. 

« Vers 4 h du matin, on a dû émettre un code rouge à nos pompiers, explique Sylvain Dussault, directeur adjoint du service d’incendie de Cookshire-Eaton. Les flammes commençaient à lécher les deux réservoirs de gaz et on avait peur des conséquences que ça pourrait avoir. Les pompiers se sont donc retirés au cas où une explosion serait survenue. »

Le danger d’explosion a poussé les autorités à faire évacuer le secteur résidentiel en bordure de l’entreprise. Les résidents ont été réveillés en pleine nuit et ont dû quitter leurs demeures pendant plusieurs heures. Heureusement, la valve de sécurité a tenu jusqu’à ce que les pompiers reprennent le contrôle du brasier.

Un incendie s’est déclaré dans un entrepôt de l’entreprise Palettes Perron de Sawyerville dans la nuit de mercredi à jeudi, causant la perte du bâtiment principal ainsi que de plusieurs équipements de machinerie.

Une perte douloureuse

Le directeur général de l’entreprise, Hugo Brunelle, ne se laisse pas abattre par cet événement tragique. Son intention de reconstruire dans les plus brefs délais est claire, mais il devra faire preuve de créativité pour ne pas perdre des contrats avec ses clients. 

« Le but premier ce matin était de réconforter les employés et d’informer mes clients de la situation », explique-t-il. On travaille à la relocalisation temporaire et nous sommes déjà en lien avec nos clients afin de leur offrir des alternatives à court et moyen termes. »

« On va attendre que les pompiers aient fini leur travail pour constater les dégâts. On verra ce qui adviendra par la suite, mais il va falloir rebâtir. Le bâtiment est une perte totale, ainsi que la majorité de notre machinerie », poursuit M. Brunelle. 

C’est une véritable partie de l’identité du village qui est partie en fumée. Les Perron avaient construit l’entreprise il y a une cinquantaine d’années et elle constitue le plus gros employeur du village. 

« Ça rappelle tellement de souvenirs, on est presque tous passés par l’usine de palettes ici au village, relate Diane Perron, la conjointe d’un des fondateurs. C’est une page d’histoire qui se tourne. On espère que l’entreprise va reprendre du service rapidement. »

Une trentaine d’employés devront se mettre au chômage en attendant la réouverture.