Un homme de 25 ans a été arrêté pour possession de pornographie juvénile et voyeurisme, dans le canton d'Orford.

Un avocat arrêté pour voyeurisme et possession de porno juvénile

Un homme de 25 ans, avocat de profession, a été arrêté pour possession de pornographie juvénile et voyeurisme le 5 août dans le Canton d’Orford. Il aurait caché une caméra dans la salle de bains d’une résidence où il avait invité une famille à séjourner.

C’est dimanche vers 1 h du matin que les patrouilleurs de la Régie de police de Memphrémagog (RPM) ont répondu à un appel concernant un individu suicidaire, provenant d’une résidence sur le chemin Brunelle dans le Canton d’Orford.

À leur arrivée sur les lieux, Samuel Beaugé-Malenfant, originaire de Montréal, avait quitté les lieux en voiture avec un couteau, menaçant de s’enlever la vie.

L’homme de 25 ans a été intercepté par les patrouilleurs de la Sûreté du Québec sur l’autoroute 10. Après la saisie de plusieurs biens, l’homme a finalement été arrêté.

Il s’agit d’une famille de deux adultes et trois enfants qui a contacté les policiers. Ils demeuraient dans le chalet sur invitation de Samuel Beaugé-Malenfant lui-même, le chalet étant la propriété d’un membre de sa famille.

« Pendant leur séjour, les deux parents ont remarqué la présence d’une caméra-espionne dissimulée dans la salle de bains à l’étage et positionnée de manière à prendre des images alors que les gens se trouvaient dans une position vulnérable », explique le directeur adjoint de la RPM, Patrick Corriveau.

C’est lorsque les parents ont confronté Samuel Beaugé-Malenfant à ce sujet qu’il aurait pris la fuite en énonçant des propos suicidaires. Il avait aussi remarqué qu’un des parents contactait la police.

Comparution

Samuel Beaugé-Malenfant a donc comparu lundi matin au palais de justice de Sherbrooke. Des accusations de voyeurisme ainsi que de production et possession de pornographie juvénile ont été déposées contre lui. Il a été libéré sous plusieurs conditions reliées à des personnes mineures, telles que l’interdiction d’utiliser du matériel informatique lui permettant d’aller sur Internet et d’être en présence de personnes mineures sans la présence d’un autre adulte.

L’accusé était embauché par le cabinet d’avocats Prévost Fortin D’Aoust (PFD Avocats), dans la succursale de Boisbriand. « Quand on a appris la nouvelle, on l’a suspendu immédiatement par le biais d’une lettre. Il y a la question de la présomption d’innocence, donc on attend de voir comment les choses vont aller, c’est la raison pour laquelle il n’a pas été congédié pour le moment », explique l’associé directeur et copropriétaire du cabinet PFD Avocats, Me Étienne Ruel.

Me Ruel note que la présomption d’innocence dans la loi est un principe fondamental au Québec, elle sera donc prise en considération lorsque lui et ses associés discuteront du cas de Samuel Beaugé-Malenfant. Le principe implique que toute personne qui se voit reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement démontrée.

« Ses accès Internet ont été bloqués au bureau, puis on lui a demandé de ne pas se présenter non plus », précise Me Étienne Ruel.