Pascal Gagnon aurait abattu son ancien partenaire d’affaires Érick Lavoie, sur la rue de Bordeaux dans le secteur Rock Forest le 4 décembre dernier.

Un automne fertile en crimes violents

Si les crimes violents se font rares à Sherbrooke, la fin de 2017 a été particulièrement fertile pour ce type de dossier.

Un premier meurtre depuis 2014 a été perpétré sur le territoire sherbrookois le 4 décembre dernier.

Pascal Gagnon, un individu qui combat vraisemblablement un cancer, aurait abattu son ancien partenaire d’affaires.

Érick Lavoie se trouvait dans son domicile sur la rue de Bordeaux dans le secteur Rock Forest lorsque Gagnon est débarqué chez lui en fin de soirée. Il aurait atteint la victime mortellement à l’aide d’un projectile d’arme à feu. Des accusations de meurtre prémédité ont été déposées contre Gagnon qui reviendra devant le tribunal le 18 janvier prochain.

En début d’année, une affaire de meurtre qui remonte à 2011 s’est réglée devant le tribunal.

Nancy Landry a reconnu avoir causé la mort de son fils de trois ans en février 2011 à Sherbrooke. La femme de 42 ans a pris le chemin du pénitencier pour les sept prochaines années et demie après avoir plaidé coupable à la fin janvier à une accusation réduite d’homicide involontaire coupable de son fils Nathan Garneau. Seule dans son appartement avec son bambin, le 19 février 2011, elle lui a donné des médicaments mélangés dans un jus avant de le faire suffoquer. La mère de famille s’est par la suite infligé de graves blessures au cou et aux poignets qui lui ont fait perdre beaucoup de sang et qui lui ont laissé des dommages importants au cerveau. L’accusée devait subir son procès devant jury en mars pour un meurtre au premier degré, mais elle a choisi de régler ses comptes avec la justice en janvier dernier.

En juin, Éric Landry a été condamné à cinq ans de prison pour avoir attenté à la vie d’une femme en tentant de l’étouffer en avril 2016 à Sherbrooke. Durant la nuit du 8 avril 2016, Landry s’est introduit par effraction dans le domicile de la victime de l’Est de Sherbrooke avant de la séquestrer, s’en prendre à elle et de tenter de la tuer.

Quatre tentatives de meurtre à l’automne

Au cours de l’automne, quatre individus ont été accusés de tentative de meurtre en Estrie.
Éric Bergeron est accusé d’avoir tenté de tuer le nouveau conjoint de son ex-conjointe en le projetant en bas du pont de fer de Richmond le 3 octobre dernier.

Élisabeth Savoie se trouvait dans un état d’intoxication très avancé lorsqu’elle aurait frappé son colocataire au cou le 13 novembre dernier à Sherbrooke sur la rue Eymard.

Saad Amine Habboub est accusé d’avoir poursuivi sa belle-mère avec un couteau le 15 novembre dernier dans les rues de Sherbrooke. Il l’a pourchassée en voiture avant de réussir à l’immobiliser et de frapper son véhicule au point de fracasser une vitre du véhicule. C’est l’intervention fortuite d’un sergent du Service de police de Sherbrooke qui a permis d’éviter le pire.

Saad Amine Habboub est accusé d’avoir poursuivi sa belle-mère avec un couteau dans les rues de Sherbrooke le 15 novembre dernier.

Au début décembre, c’est Antoni Bergeron qui aurait sévi à Danville. Il aurait utilisé une arme pour agresser sexuellement sa victime identifiée sur les petites annonces. Au cours de l’agression, il aurait tenté de la noyer dans le bain de la résidence de Danville. Bergeron pourrait avoir fait d’autres victimes ailleurs au Québec.

Enfants maltraités à mort

Deux individus ont aussi été condamnés à la prison pour avoir maltraité un enfant au point de le tuer.

Michée Roy de Richmond a été condamné à une peine de 12 ans pour l’homicide involontaire coupable de son enfant. À la suite de son procès tenu en mars 2017, Roy été reconnu coupable d’avoir causé la mort de son enfant de 69 jours après l’avoir secoué violemment. Par les gestes de Roy, le 1er janvier 2015, l’enfant a subi un traumatisme crânien non accidentel (TCNA), autrefois appelé syndrome du bébé secoué, qui a mené à son décès en juin 2015.

Pour avoir causé le décès de l’enfant de sa conjointe, Dave Poulin-Beaunoyer a été condamné à dix ans de prison en septembre dernier. Poulin-Beaunoyer s’est emporté après avoir averti l’enfant de sa conjointe de l’époque de cesser de sauter sur le divan. Il a frappé l’enfant de plusieurs coups de poing à l’estomac. L’enfant est mort à la suite d’une hémorragie interne en septembre 2015.