Élizabeth Savoie a été condamnée à douze mois de prison au palais de justice de Sherbrooke.

Un an de prison pour Élizabeth Savoie

Douze mois de prison s’ajoutent au cheminement que doit subir Élizabeth Savoie après avoir poignardé au cou son colocataire en décembre 2017 à Sherbrooke.

La femme de 29 ans a été condamnée par le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec à cette peine de détention ferme à la suite d’une suggestion commune de l’avocat de la défense Me Patrick Fréchette et du procureur aux poursuites crimininelles Me Claude Robitaille.

Élizabeth Savoie a reconnu avoir poignardé son colocataire à deux reprises en novembre 2017 à Sherbrooke.

Accusation réduite

L’accusation de tentative de meurtre avait été réduite en une accusation de voies de fait graves.

Elle était fortement intoxiquée lorsque les gestes ont été commis sur la rue Eymard.

Élizabeth Savoie venait alors d’être expulsée d’une maison de thérapie.

L’accusé est retourné en thérapie durant neuf mois à la suite des gestes, mais elle a été expulsée au cours des dernières semaines.

C’est lors d’une chicane pour 10 $ que la femme a agressé la victime de deux coups de couteau à la gorge et aux omoplates.

La victime a obtenu l’aide d’un autre colocataire, qui a contacté le 911 à la suite de cette agression armée. L’homme a passé deux jours à l’hôpital.

Élizabeth Savoie a déclaré qu’elle ne voulait pas le tuer.

Couverte de sang

À l’arrivée des policiers, la femme était couverte de sang et un homme se tenait le cou à deux mains en affirmant qu’une femme venait de le poignarder.

À la suite d’une évaluation psychiatrique relativement à la responsabilité criminelle de l’accusée lors des gestes, un psychiatre judiciaire du CHUS a déterminé que l’article 16 du Code criminel ne pouvait pas s’appliquer.

Nicholas Pratte et son avocat Me Jean-Pierre Gagnon au palais de justice de Sherbrooke.

Perquisition jugée illégale chez un accusé

Une perquisition effectuée auprès de Nicholas Pratte a été déclarée illégale par le tribunal.

Dans le cadre de l’opération « bouboule », une perquisition avait eu lieu le 23 novembre 2016 à l’endroit de Pratte.

Les éléments obtenus lors de cette perquisition ont été exclus de la preuve, lundi, à la suite d’une décision rendue par le juge Gaétan Dumas de la Cour supérieure.

À la suite de cette décision, Pratte a renoncé à un procès devant jury.

Son procès se déroulera plutôt devant un juge de la Cour du Québec le 3 décembre prochain.

Pratte sera jugé sur l’accusation de trafic de cocaïne entre le 7 septembre et le 23 novembre 2016.

L’accusation de possession de cocaïne et de méthamphétamine a été abandonnée par le ministère public.

Une requête en exclusion de la preuve avait été déposée par l’avocat de la défense Me Jean-Pierre Gagnon.

Pratte prétendait que la perquisition était abusive et illégale.

« Nous ne sommes pas en mesure de présenter une preuve. Les motifs n’étaient pas présents pour justifier l’émission d’un mandat. Ce n’est cependant pas la faute de personne dans le dossier », précise le procureur aux poursuites criminelles Me Claude Robitaille.

Le juge Dumas a ordonné l’exclusion de la preuve.

L’opération antidrogue s’est déroulée le 23 novembre 2016 à Sherbrooke et Saint-Georges-
de-Windsor.

Situé en haut de la hiérarchie criminelle démantelée dans le cadre de l’opération « bouboule », Samuel Dumont-Blanchard a été condamné en septembre 2017 à 22 mois de prison.

Lors de six perquisitions effectuées lors de l’opération bouboule par le Service de police de Sherbrooke, 28 875 $ ont été saisis de même qu’une quarantaine de comprimés de méthamphétamine, 2743 grammes de cannabis, une dizaine de grammes de cocaïne ainsi que du haschich.