Détenue depuis la fin septembre après avoir tenté d’étrangler sa mère avec un cordon, Francesca Côté passera encore les dix prochains mois en prison.

Un an de prison pour avoir tenté d’étrangler sa mère

Détenue depuis la fin septembre après avoir tenté d’étrangler sa mère avec un cordon, Francesca Côté passera encore les dix prochains mois en prison.

Elle a plaidé coupable, mercredi au palais de justice de Sherbrooke, à des accusations de voies de fait causant des lésions, de voies de fait armées et de menaces de mort contre son frère pour une altercation qui s’est déroulée le 22 septembre dernier dans un logement de la rue Thibault.

« Je réalise la gravité des gestes. C’est la personne à laquelle je tiens le plus au monde », a exprimé Francesca Côté au tribunal.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a condamné Francesca Côté à une peine d’une année à la suite d’une suggestion commune de l’avocate de la défense Me Mélissa Gilbert et de la procureure aux poursuites criminelles Me Isabelle Dorion. La détention provisoire a été retranchée de la peine de détention.

Francesca Côté habitait avec son frère au-dessus de chez sa mère lorsque les événements sont survenus.

L’accusé a demandé de l’argent à sa mère pour aller acheter du cannabis, mais sa mère a refusé, ce qui a mis le feu aux poudres.

La femme de 33 ans disait qu’elle voulait mettre fin à la vie des gens autour d’elle en même temps que la sienne.

Elle a enroulé un cordon autour du cou de sa mère. Elle l’a étranglée au point où la victime s’est sentie défaillir.

La victime a réussi à se défaire de l’emprise de son assaillante.

La mère de l’accusée a été retrouvée sur son lit par son fils qui a subi des menaces de la part de Francesca Côté.

Elle avait été évaluée sur son aptitude à comparaître dans cette affaire.

« Ma cliente prend une médication relative à sa situation », a expliqué Me Mélissa Gilbert qui mentionne que sa cliente est bien connue des services policiers et psychiatriques.

Un suivi de 18 mois dans le cadre d’une probation a été imposé par le tribunal.

« La reprise en main sera le vrai défi. C’est une première peine de détention pour ma cliente. Elle a pu reparler à sa mère. Sa mère et son frère sont les seuls contacts qu’elle possède avec sa famille. Elle a eu un passé difficile. Elle a vu noir lors des événements », a signalé Me Gilbert.

La mère de l’accusée, victime dans cette affaire, était présente au palais de justice de Sherbrooke.

« C’est difficile pour sa mère. Elle souhaite que Francesca puisse comprendre que ce n’est pas bien. Elle trouve que la peine d’un an est longue », souligne Me Dorion.

Le juge Chapdelaine s’est adressé à Francesca Côté en imposant la peine d’une année de prison.

« Je vous invite à travailler avec les gens qui peuvent vous aider en détention. Vous devez être en mesure de mieux réaliser les choses qui doivent être faites pour que ce type de situation ne se reproduise pas », a indiqué le juge Chapdelaine.