Un père pédophile de Danville passera les trois prochaines années en prison.

Trois ans de prison pour un père pédophile

Un père pédophile de Danville passera les trois prochaines années en prison.

Pendant dix ans, il a abusé sexuellement de sa fille lorsqu’il en avait la garde une fin de semaine sur deux.

L’adolescente a confronté son père au tribunal lors de l’imposition de la peine par le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec.

« Je veux que tu saches que tu m’as volé mon enfance et mon adolescence. Ces images vont rester dans ma mémoire jusqu’à la fin de mes jours. Je te croyais parce que tu étais mon père et tu disais que tu m’aimais. Tu achetais mon silence avec des bonbons, des cellulaires ou un portable », souligne la victime du pédophile.

La victime avait cinq ans lorsque le père abuseur lui a fait des attouchements sexuels pour la première fois. Les gestes ont été répétés à de multiples reprises jusqu’à l’âge de 15 ans.

« Tu as implanté une bombe en moi que je ne pouvais pas laisser sortir. J’étais troublée chaque fois que tu me touchais. Je savais ce qui m’arriverait chaque fois que j’étais seule avec toi », signale l’adolescente.

C’est en avril dernier que l’individu a plaidé coupable dans cette affaire, à la première occasion.

« Un père ne fait pas ça à sa fille. Je ne t’ai pas dénoncé par vengeance. Je suis ici pour que tu saches ce que tu m’as fait vivre », a exprimé au tribunal la victime avant d’éclater en sanglots.

L’individu que l’on ne peut identifier pour ne pas identifier la victime a plaidé coupable à des attouchements sexuels entre octobre 2006 et juillet 2015 et à l’incitation à des contacts sexuels en juin 2017.

Par des cadeaux, le pédophile achetait le silence de sa victime

« Je pense que vous avez entendu votre fille. Admettre les faits est un début de réhabilitation et démontre une conscience de la gravité des gestes ce qui est déjà beaucoup », a exprimé le juge Vanchestein en imposant la peine.

Le juge a mentionné que la suggestion commune de l’avocat de la défense Me Jean-Guillaume Blanchette et de la procureure aux poursuites criminelles, Me Marie-Line Ducharme, était « basse, mais raisonnable ».

L’individu a déjà fait une thérapie. Il s’explique mal sa problématique.

« Il est conscient des torts causés à la victime », a dit Me Blanchette.

Pas d’excuses devant la cour

L’accusé n’a jamais présenté directement ses excuses à la plaignante lors de son passage devant le tribunal.

La victime est restée marquée par certains événements, dont le dernier en 2017.

La plaignante n’avait qu’une serviette autour d’elle en sortant de la douche, lorsque le père l’a rejoint complètement nu avant de lui faire des attouchements sexuels.

« Il lui a demandé si elle avait du plaisir. Et la victime a répondu : je ne pourrais jamais avoir de plaisir avec mon père…. », explique Me Ducharme.

En dénonçant les gestes en juin 2017, l’adolescente a écrit une lettre à son père en lui disant qu’il avait gâché son enfance.

Le père s’était excusé, mais il a mentionné qu’il ne méritait pas d’être dénoncé.

L’individu possède des antécédents en semblable matière en 1994.

Le nom de l’accusé sera inscrit à perpétuité au Registre des délinquants sexuels.

Une préposée aux bénéficiaires vole une résidente

Perte d’emploi, travaux communautaires, don à un organisme communautaire, une ancienne préposée aux bénéficiaires aux Résidences Soleil de la rue des Quatre-Saisons à Sherbrooke évite un casier judiciaire après avoir reconnu un vol dans la chambre d’une résidente.

« Elle a honte de ce qu’elle a fait. Elle a des regrets. Elle était dans une situation précaire sur le plan financier. C’est une mère de trois enfants. Elle a agi sur un coup de tête », a plaidé l’avocate de la défense Me Stéphanie Marcoux.

La femme de 36 ans a plaidé coupable, lundi, devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Elle a reconnu sa présence illégale dans une maison d’habitation le 7 septembre 2017 sur la rue des Quatre-Saisons ainsi que le vol de 247 $ dans la chambre d’une résidente.

L’accusée était employée aux Résidences Soleil. La victime avait verrouillé sa porte et laissé l’argent sur sa table de chevet. À son retour dans sa chambre, la bénéficiaire a constaté que son argent avait disparu.

Les autorités des Résidences Soleil ont scruté les caméras de surveillance et ont découvert la préposée aux bénéficiaires en train d’entrer dans la chambre et de commettre le vol. Cette dernière a reconnu le vol.

« Elle a remboursé la somme intégrale et a fait une lettre d’excuses. Elle a perdu son emploi à la suite de ses gestes. Elle n’a pas encore réussi à se replacer », a mentionné Me Marcoux au tribunal.

Une absolution conditionnelle lui a été imposée. Dans le cadre d’une probation, elle devra effectuer 150 heures de travaux communautaires et faire un don de 200 $ à l’organisme DIRA-Estrie, soit le Centre d’aide aux aînés victimes de maltraitance.

« Je tiens compte du fait qu’il s’agit d’une première infraction. Vous en payez des conséquences qui sont très lourdes », a indiqué le juge Vanchestein. La peine d’absolution a été imposée à la suite d’une suggestion comme du procureur aux poursuites criminelles Me François Houle et de l’avocate de la défense Me Stéphanie Marcoux.