Marcel Denis

Trois ans de prison pour le Magogois Marcel Denis

Coupable d’attentat à la pudeur, de grossière indécence et de voies de fait durant près de dix ans, Marcel Denis a été condamné à trois ans de pénitencier au palais de justice de Sherbrooke.

Les gestes se sont déroulés entre janvier 1970 et janvier 1982 sur deux victimes mineures. Ce sont principalement des attouchements sexuels qui ont été commis par Marcel Denis au cours de cette longue période.

« Je n’ai rien à dire », a indiqué Marcel Denis lorsqu’il a été invité à s’adresser au tribunal, mercredi, lors de l’imposition de sa peine.

Malgré le verdict de culpabilité rendu par la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec, Marcel Denis continue de clamer son innocence.

« Les gestes commis sont très sérieux. Ils ont traumatisé deux personnes qui ont témoigné devant moi. On ne peut quantifier les gestes, mais ils sont nombreux. Je tiens compte des facteurs aggravants et atténuants. Malgré les gestes posés sur presque dix ans, il n’y a pas de regrets qui m’ont été présentés. Votre discours cherche les raisons pour lesquels les victimes ont porté plainte », a expliqué la juge Fabi.


«  Il va avoir le temps de réfléchir aux impacts de ses gestes sur nos vies.  »
Une victime

Les deux victimes de Marcel Denis ont porté plainte contre lui en 2014 auprès de la Régie de police Memphrémagog.

« Ce n’est pas par vengeance, mais par prévention que j’ai porté plainte. Cet homme a côtoyé des enfants comme enseignant au primaire aux écoles Saint-Patrice et Sainte-Marguerite à Magog pendant plusieurs années », mentionne l’une des femmes victimes de Marcel Denis.

« J’ai croisé son regard par hasard. Je me suis dit que ce que j’avais vécu devait être su pour éviter que d’autres enfants subissent les mêmes gestes que moi », ajoute l’autre victime.

Impacts importants

Les deux femmes affirment que ces agressions répétées de Marcel Denis ont eu des impacts sur leur vie tant sur les plans social, relationnel et de la confiance en elles.

« Il me manipulait en me disant de garder le secret des gestes qu’il me faisait subir », signale l’une des victimes de l’accusé.

L’homme de 72 ans ne possède aucun antécédent judiciaire. Il a respecté ses conditions de remise en liberté depuis son arrestation en juin 2016. La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme et de l’avocat de la défense Me Christian Raymond.

« Le tribunal espère que la peine vous fera réaliser les gestes inacceptables sur de jeunes personnes. Elles ont subi de nombreuses séquelles. J’espère qu’elles pourront reprendre une vie meilleure. Aucune peine ne ramènera ce que les victimes ont témoigné avoir subi », signale la juge Fabi en imposant la peine de prison à Marcel Denis.

L’accusé ne pourra se présenter dans un rayon d’un kilomètre autour de la résidence des victimes. Il ne pourra non plus se présenter dans les parcs ou se trouver en présence d’enfants de moins de 16 ans pour une période de 20 ans.

Son nom sera inscrit à perpétuité au Registre des délinquants sexuels.

« La peine imposée est un soulagement », signale l’une des deux victimes.

« J’avais une peine de quatre ans en tête, mais trois ans de prison c’est très bien. Il va avoir le temps de réfléchir aux impacts de ses gestes sur nos vies. J’espère qu’il va prendre conscience du mal qu’il a fait », ajoute l’autre femme qui a dénoncé les gestes criminels de Marcel Denis.