Benoit Sansfaçon

Trois ans de prison pour des gestes à caractère sexuel

Coupable de gestes à caractère sexuel sur une mineure, Benoit Sansfaçon de Windsor passera trois ans en prison. La nature des gestes sont en gradation d’attouchements plus mineurs jusqu’à des contacts sexuels où il était déshabillé et la victime l’était aussi.

« Ce ne sont pas des gestes anodins, a souligné la juge Claire Desgens de la Cour du Québec en imposant la peine.

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Benoit Sansfaçon: des discussions sur les facteurs aggravants

Benoit Sansfaçon a reconnu, jeudi au palais de justice de Sherbrooke, des contacts sexuels sur une fillette entre l’été 2016 et le début 2017 et d'avoir distribué et d'avoir accédé à de la pornographie juvénile entre 1er janvier 2012 et février 2017.

Sansfaçon était tombé en amour avec la fillette de 10 ans alors qu’il était dans la quarantaine. C’est dans ce contexte qu’il a commis les gestes d’attouchements sexuels. La victime n’avait pas la capacité de consentir aux gestes commis par Sansfaçon.

« Il y a eu une exploitation de la vulnérabilité de la famille de la victime. C’est vous et vos gestes qui ont détruit sa famille. Ce ne sont pas des gestes isolés, mais des gestes d’abus sur une longue période », mentionne la juge Desgens.

La jeune victime de 12 ans a témoigné des conséquences du crime sur sa vie. Lors de son bref témoignage à huis clos, elle a fait part des conséquences du crime sur sa vie.

« Les conséquences ont été importantes pour la victime. Elle était très fermée, mais elle a pu croiser des gens formidables. Elle a suivi un cheminement thérapeutique qui a été bénéfique », a expliqué la procureure aux poursuites criminelles, Me Joanny Saint-Pierre.

Les faits d'attouchements se seraient déroulés entre le 1er juin 2016 et le 22 février 2017, à Windsor, alors que ceux de pornographie juvénile s'étalent de janvier 2012 au 22 février 2017.

Sansfaçon a fait des déclarations incriminantes pour ce chef.

Il avait partagé des images de pornographie juvénile. La conjointe de l’accusé avait découvert un courriel compromettant sur son ordinateur.

Avant d’être incarcéré, Benoit Sansfaçon s’est adressé au tribunal.

« Mes intentions n’ont jamais été méchantes. Je réalise que ce n’est pas correct. Je le vois ben que ce n’est pas correct ce que j’ai créé (sic)», indique Benoit Sansfaçon qui souhaite recevoir de l’aide.

La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre et l'avocate de la défense Me Mélissa Gilbert ont présenté une suggestion commune dans ce dossier.

La suggestion tient compte de la répétition des gestes et des conséquences de la jeune fille.

« Des faits se dégagent qu’il a de grandes problématiques. Il a senti la vulnérabilité de la jeune et de sa famille qui lui ont permis d’agir à cet égard. Tomber en amour avec la jeune démontre des distorsions cognitives. La peine m’apparaît raisonnable et appropriée », a indiqué la juge qui considère que l’accusé se victimise encore et minimise les impacts pour la victime.

L’individu de 42 ans n’a fait aucun cheminement depuis son arrestation.

« Je souhaite que vous puissiez régler vos distorsions. Je ressens plus de remords sur l’impact pour vous que des regrets pour la victime. Vous êtes un adulte et elle était une enfant. Vous êtes responsable des gestes que vous avez posés et de leurs conséquences », a souligné la juge Desgens.

Benoit Sanfaçon, qui est sans antécédent judiciaire, a choisi de plaider coupable pour éviter à la victime de témoigner devant le tribunal.

Sansfaçon ne pourra pas communiquer avec la victime et les membres de sa famille.

Son nom sera inscrit à perpétuité au Registre des délinquants sexuels.