Éric Corriveau a été condamné à trois ans de prison à Sherbrooke.

Trois ans de prison pour avoir dévoilé sur ébats sur Internet

Pour avoir trahi des femmes en filmant des ébats sexuels et en publiant plusieurs vidéos sans consentement, Éric Corriveau a été condamné à trois ans de prison à Sherbrooke.
L'individu de 48 ans a pris le chemin du pénitencier après avoir reçu sa sentence jeudi par la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec.
Deux victimes ont déposé des lettres au tribunal pour parler des conséquences des gestes de Corriveau sur leur vie.
En novembre 2016, Corriveau a plaidé coupable à des accusations de voyeurisme, soit d'avoir enregistré du contenu sexuellement explicite de ses ébats sexuels avec des femmes et de les avoir distribués sur Internet. 
Ce matériel obtenu sans le consentement des femmes avait été publié sur des sites de pornographie adulte. 
Une plaignante a reçu une information selon laquelle elle se trouvait sur des sites pornographiques. C'est après avoir pris connaissance de ces images que la femme a porté plainte à la police. 
Pour l'une des deux victimes, Corriveau avait même installé un logiciel espion pour accéder au contenu de l'ordinateur. 
Il avait aussi reconnu des accusations de leurre informatique d'une adolescente de 17 ans, d'extorsion ainsi que de production, possession et distribution de pornographie juvénile. 
Un total de 393 fichiers de pornographie juvénile, principalement des adolescentes âgées de 13 à 15 ans, ont été trouvés dans son ordinateur. 
La perquisition réalisée au domicile de Corriveau en 2013 a permis de saisir du matériel informatique et multimédia pour analyse. 
La victime mineure dans cette affaire se trouve à l'extérieur du pays. Plus de 175 fichiers concernent cette adolescente. 
Après des gestes correspondants à de l'extorsion commis par Corriveau, elle avait accepté de se déshabiller sur webcam. Corriveau avait tourné un vidéo de six à huit minutes avant de la partager sur Internet.
La peine a été imposée à la suite d'une suggestion commune de l'avocat de la défense Me Jean Leblanc et Me Marie-Line Ducharme du ministère public.