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JUSTICE ET FAITS DIVERS
Tragédie sur le lac Saint-Jean: 1 mort, 5 disparus
Les recherches pour retrouver cinq touristes français qui auraient sombré dans les eaux du lac Saint-Jean ont permis de localiser deux motoneiges, mais aucun corps.
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Aucune trace des cinq motoneigistes disparus

La patrouille effectuée en motoneige, sur les eaux et dans les airs, dans le secteur des îles Beemer à Saint-Henri-de-Taillon, au Lac-Saint-Jean, mercredi, aura permis de localiser deux motoneiges à l’embouchure de la rivière Grande Décharge, mais aucun des cinq motoneigistes disparus. Des plongeurs ont également tenté, en vain, de retrouver les touristes provenant de l’Est de la France et qui manquent à l’appel depuis mardi soir. Les recherches, chapeautées par la Sûreté du Québec (SQ) reprendront jeudi, à compter de 6 h. Les opérations visant à repêcher les motoneiges débuteront également à ce moment.

Le guide a perdu la vie dans le tragique accident, survenu mardi soir, au Lac-Saint-Jean. Il s’agit de Benoît Lesperance, 42 ans, de Montréal. Son corps a été repêché par le Service des incendies d’Alma mardi soir, vers 22 h 30, des heures après que l’accident ait été signalé par trois autres motoneigistes qui faisaient eux aussi partie du groupe. Le trio était parvenu à se rendre jusqu’au dépanneur Alimentation St-Henri pour appeler les secours.

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Les rescapés se croyaient perdus

Les trois rescapés de l’accident de motoneige qui se sont réfugiés au dépanneur Alimentation St-Henri, mardi soir, ne semblaient pas avoir été témoins de la disparition de leurs compagnons. Ils se croyaient perdus et ont tenté de joindre leurs amis, avant de contacter les secours.

Vers 19 h 30, mardi, trois hommes se sont présentés au dépanneur de Saint-Henri-de-Taillon, à bord de deux motoneiges. L’un d’eux était tombé dans l’eau, mais avait été secouru par les deux derniers motoneigistes du convoi de neuf engins. Ils étaient plus désorientés que paniqués et n’auraient pas vu ce qui s’est passé.

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Andrée Laforest se rend sur place

La ministre des Affaires municipales et de l’Habitation et ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest, s’est déplacée à Saint-Henri-de-Taillon, en fin de journée, mercredi. Attristée, elle a assuré que les proches des victimes recevront le soutien nécessaire et a partagé ses sympathies envers la famille de Benoît Lesperance, ce guide de 42 ans qui a péri dans les eaux du lac Saint-Jean.

La ministre est arrivée à la plage Les Amicaux, transformée en quartier général de la Sûreté du Québec (SQ), vers 17 h, mercredi. Elle était accompagnée du consul adjoint de France, Laurent Barbot, et du député caquiste de Lac-Saint-Jean, Éric Girard.

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Un hélico de la SQ s’écrase

L’un des deux hélicoptères Bell 206 de la Sûreté du Québec (SQ) qui participaient aux recherches des cinq motoneigistes disparus s’est écrasé sur les glaces du lac Saint-Jean un peu avant 15 h.

Le pilote, qui était seul à bord, a été blessé, mais on ne craint pas pour sa vie. Il était encore conscient quand ses collègues sont allés à son secours et il a été héliporté à l’hôpital de Roberval.

Selon les premières informations, il survolait le secteur de l’île Beemer lorsque l’accident est arrivé. 

« Sachant que le pilote du service aérien gouvernemental est en vie et que sa vie n’est pas menacée, le moral des troupes est là. Nous sommes en mission de recherche et nos troupes travaillent fort. On pense toujours qu’il y a des familles au bout », a mentionné le directeur général adjoint à la Sûreté du Québec, Guy Tremblay. 

La ministre Andrée Laforest a ajouté qu’il souffrirait de fractures multiples au bas du corps.

La mission du pilote était complétée. Celui-ci devait regagner Saint-Hubert.

On ne connaît pas les causes de l’écrasement, mais le survol des plans d’eau gelés en hiver est très dangereux, car l’absence d’horizon, en raison de la surface blanche, peut désorienter le pilote. S’il est à basse altitude, le phénomène est amplifié par la neige soulevée par le rotor. Dans la communauté de l’aviation, on appelle ce phénomène le «voile blanc» (white out en anglais). Avec Annie-Claude Brisson