Trafic de stupéfiants: le tribunal ordonne le respect des conditions

Des accusés dans une affaire de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic l’échappent belle pour cette fois, alors qu’ils ont été surpris en bris de conditions devant le tribunal.

Six accusés dans une affaire de possession de stupéfiants à Sherbrooke dans le but d’en faire le trafic revenaient devant le tribunal, mardi, au palais de justice de Sherbrooke.

Philip Parenteau, Michael Anthony Williams et Eugen Razvan Fartais sont aussi accusés de trafic de stupéfiants à la suite d’une perquisition effectuée le 26 octobre.

Philip Parenteau doit se défendre d’une accusation de possession d’arme prohibée soit un couteau à ressort et de possession d’un bâton rétractable avec Virgil Ciprian Taranu.

Plusieurs d’entre eux, qui avaient été remis en liberté avec l’interdiction de communiquer entre eux, ont été surpris par le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec alors qu’ils discutaient dans la salle d’audience.

Le juge leur a servi une sévère mise en garde de respecter les conditions émises par le tribunal.

Ils avaient été arrêtés lors d’une frappe policière effectuée par le Service de police de Sherbrooke.

Des perquisitions avaient été effectuées sur la rue Félix-Hébert, sur le boulevard de Portland chez Taranu et sur la rue King Est chez Williams.

Ces perquisitions avaient permis de saisir 13 grammes de cocaïne, 225 comprimés de méthamphétamine, du cannabis ainsi qu’environ 16 grammes de crack.

Tout le matériel servant à la revente dont 20 000 sachets vides avaient été trouvés lors des perquisitions.

Les avocats des accusés Me Christian Raymond, Me Michel Dussault, Me Mélissa Gilbert et Me Karine Arsenault-Sirois ont convenu de reporter les dossiers au 29 janvier 2019.

Me Véronique Gauthier représente le ministère public dans cette affaire.

Virgil Ciprian Taranu
Eugen Razvan Fartais et Phillip Parenteau

Coupable de plusieurs vols : sa réhabilitation lui évite la prison

L’abstinence de consommation de stupéfiants et le remboursement à certaines victimes des vols effectués ont évité à un jeune homme de Magog une peine de détention.

Michaël Lee a été condamné, mardi, à une peine de 150 heures de travaux communautaires à effectuer dans le cadre d’une probation.

En août dernier, il avait reconnu deux dossiers de fraude puis trois dossiers de vols commis à Magog en 2017. Il avait alors assuré le tribunal qu’il se reprendrait en main.

Devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, il a confirmé qu’il ne consommait plus de drogue.

« C’est fini. Je ne consomme plus. Je me cherche une job. J’ai mis de l’argent de côté à partir de l’aide sociale pour rembourser mes victimes », a indiqué l’accusé devant le tribunal.

Michaël Lee a déposé 500 $ aux greffes du palais de justice de Sherbrooke pour chacune des deux victimes.

Le 5 février 2017, Lee a fraudé la Banque CIBC de Magog. Il a pris la carte de débit d’une connaissance et effectué le dépôt d’une enveloppe vide au guichet automatique avant de retirer 500 $. Lee a été capté sur des images de caméra vidéo.

Un autre homme, Anthony Roy, a aussi été accusé dans cette affaire.

Le 29 septembre 2017, Lee a encaissé un faux chèque. Au total, la banque a été flouée de 2100 $.

Des dépôts avaient été faits dans les guichets automatiques.

Deux victimes avaient subi des pertes de 500 $.

C’est pour l’achat de cocaïne qu’il effectuait ces vols.

Michaël Lee a également reconnu avoir volé une table patio, un foyer et deux tables et des chaises à l’été 2017. Il avait fait le tour de résidences de Magog.

Une déclaration d’une autre personne a permis de remonter la trace de Michael Lee.

Celui-ci a collaboré avec les policiers. C’est lui qui a révélé la plupart des endroits où il avait commis ces délits.

« J’espère ne plus vous revoir devant les tribunaux », a indiqué le juge Chapdelaine.

Michael Lee a cessé toute consommation à la suite de son arrestation en février 2018.

C’est Me Karine Poliquin qui assurait la défense de Michaël Lee alors que Me Véronique Gauthier représentait le ministère public.

Michaël Lee