Michel Talon a été trouvé coupable de possession de cannabis et de résine de cannabis dans le but d’en faire le trafic, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Trafic de cannabis : Michel Talon plaide coupable

Impliqué dans la possession de cannabis dans le but d’en faire le trafic, Michel Talon a écopé d’une peine à purger les fins de semaine.

L’individu de 61 ans a été trouvé coupable de possession de cannabis et de résine de cannabis dans le but d’en faire le trafic, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke.

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec a entériné la suggestion commune de 90 jours de détention faite par l’avocate de la défense Me Audrey Parizeau de l’aide juridique et Me Émilie Baril-Côté du ministère public.

La Sûreté du Québec et le Service de police de Sherbrooke ont frappé le 19 mai 2016 à Sherbrooke, Stornoway et Cookshire-Eaton pour procéder à l’arrestation des suspects dans cette affaire.

C’est en suivant Sylvain Veilleux que les policiers ont été mis sur la trace de Michel Talon à Stornoway.

Lors de son arrestation, Talon avait avec lui 583,9 grammes de cannabis, qui comprend le contenant, ainsi que 66,7 grammes de résine de cannabis.

Une serre de cannabis de 200 plants de cannabis a été retrouvée dans sa grange, mais cette accusation n’a pas été retenue contre Talon en lien avec cette production.

Problèmes de santé

Le rapport présentenciel préparé a été qualifié de négatif par la poursuite. C’est pour cette raison que le ministère public a réclamé une peine de détention.

« Monsieur Talon semble inactif. Nous avons une inquiétude relativement à son assiduité concernant ses problèmes de santé », a souligné Me Baril-Côté.

La juge Desgens s’est dite préoccupée par la déresponsabilisation de Talon relativement aux crimes commis et à ses fréquentations.

« Ma santé ne va pas bien. J’attends des opérations pour les genoux, l’épaule et je suis en dépression. Je ne me servirai pas de mes problèmes de santé pour ne pas aller en détention. Je n’ai pas le choix d’aller en prison. Je suis capable de le faire », a témoigné Michel Talon.

« On peut avoir de l’empathie à l’égard de vos problèmes de santé, mais ça ne change rien à votre participation dans ce trafic. Vous avez permis à des gens de faire de la production même si vous en êtes pas accusé », a souligné la juge Desgens.

La peine de 90 jours discontinus a été imposée dans le cadre d’une probation de deux ans où il ne pourra pas communiquer avec les personnes impliquées. Sylvain Veilleux avait écopé de 18 mois de prison dans cette affaire.

À trois lieux de production, les policiers avaient saisi 680 plants de cannabis à divers degrés de maturité, dont plus de 116 plants dans une résidence de la rue Bowen Sud à Sherbrooke, 350 boutures à Hatley de même que 200 plants à Stornoway.