Tommy Boucher

Tommy Boucher en prison pour deux agressions armées

Anthony Leclerc-Boisjoli a imité Tommy Boucher et a reconnu des gestes violents commis sur deux victimes à Asbestos le lendemain de Noël 2017.

Si Leclerc-Boisjoli a reporté les observations sur la peine en mars prochain, Boucher a subi le début des observations sur la peine devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

Avant que les observations soient complétées le 21 janvier prochain, Boucher a choisi de commencer immédiatement sa peine de détention et d’y rejoindre Leclerc-Boisjoli qui est détenu depuis le début des procédures.

Tommy Boucher d’Asbestos avait reconnu son implication dans cette affaire d’agression armée en septembre 2018.

Victime d’intimidation, de menaces et de voies de fait lors d’un party le 25 décembre 2017, Boucher a choisi de se faire justice lui-même après avoir été expulsé de la fête. Leclerc-Boisjoli s’est joint à lui lors de cette nuit où ils se sont introduits dans deux résidences pour asséner des coups de bâton à deux individus présents au party.

« Je m’excuse pour ce que j’ai fait. Je m’en veux. Depuis ces événements, j’ai changé ma vie. C’est la pire erreur que j’ai faite de ma vie », a exprimé au tribunal Tommy Boucher.

Les deux accusés étaient intoxiqués lors des gestes.

Boucher et Leclerc-Boisjoli se sont présentés chez une première victime à l’endroit où il avait eu lieu le party à Asbestos.

Ils y ont commis des voies de fait armées d’un tisonnier en frappant la victime notamment à la tête.

« J’avais des pertes de mémoire, des maux de tête, de cou et de dos à la suite de cet événement. J’avais des flashbacks et je faisais des cauchemars de l’événement », a expliqué cette première victime de 21 ans au tribunal.

L’avocat de la défense Me Patrick Fréchette a déposé au tribunal l’interrogatoire de cette première victime afin que le juge puisse bien cerner le contexte dans lequel s’est déroulé cette affaire.

Vers 4 h lors de cette nuit du 26 décembre 2017, les deux individus se sont introduits dans un autre domicile, cette fois sur le chemin Saint-Georges à Asbestos pendant que l’occupant dormait. Cet individu était aussi présent au party, mais était retourné chez lui.

Les deux accusés ont pris un marteau avant de frapper l’homme. Boucher avait un bâton alors que Leclerc-Boisjoli avait un marteau. La victime a été séquestrée dans la salle de bain une vingtaine de minutes.

Sa mère a témoigné des séquelles subies par son fils devant le tribunal.

La victime doit se rendre au centre de réadaptation et il n’a pas recommencé à travailler.

« Mon fils était couvert de sang de la tête aux pieds avec la moitié du visage paralysé. Il avait eu des menaces qu’il ne devait pas appeler la police. Il a subi une fracture du crâne avec enfoncement où la membrane du cerveau a été déchirée. Il a gardé une certaine paralysie au visage », explique la mère de l’une des victimes.

Cette victime a maintenant une plaque à la tête. Il a des pertes de sensibilité, des difficultés d’élocution et garde de la colère relativement aux répercussions permanentes de cette agression armée.

Tommy Boucher a expliqué au tribunal avoir effectué une thérapie fermée pour ses problèmes de consommation de stupéfiants à la suite de ces gestes.

L’individu de 21 ans souhaite retourner aux études à Montréal. Il a déposé plusieurs lettres références au tribunal.

« J’ai retrouvé le bon chemin et je souhaite continuer », a signalé Tommy Boucher.

Boisjoli-Leclerc plaide coupable

Anthony Leclerc-Boisjoli a plaidé coupable à des voies de fait armées, à un port de déguisement et de s’être trouvé dans une maison d’habitation avec l’intention d’y commettre un acte criminel pour le premier événement ainsi que d’introduction par effraction pour y commettre les voies de fait armées, de voies de fait grave, de séquestration et de menaces sur le deuxième individu le 26 décembre 2017.

Anthony Leclerc-Boisjoli, 23 ans, a aussi reconnu un méfait et un bris de probation

« Nous avons eu plusieurs discussions. Il manque certains documents médicaux à obtenir. On s’entend sur la finalité », a expliqué l’avocate de la défense Me Caroline Monette.

Les observations sur la peine où une suggestion commune devrait être présentée se dérouleront le 11 mars prochain.

C’est Me Maude Lambert qui représente le ministère public dans cette affaire.