C’est en procédant à l’évaluation psychiatrique de Tom Néron relativement à sa responsabilité criminelle au moment des gestes que la psychiatre judiciaire a pu déterminer la psychose non contrôlée de Tom Néron.

Tom Néron n’est pas apte à subir son procès.

Tom Néron n’est pas apte à subir son procès.

L’individu est accusé du meurtre au deuxième degré de sa mère Arlène Girard, commis sur la rue du Paillard dans le secteur de Rock Forest, le 8 janvier dernier.

Une demande sur son aptitude à comparaître avait été faite en avril dernier, afin de déterminer s’il a les capacités d’affronter le processus judiciaire.

Le juge Claude Villeneuve de la Cour supérieure en est venu à cette décision, lundi, au palais de justice de Sherbrooke, à la lecture des conclusions de la psychiatre judiciaire Dre Karine Forget.

« On retourne à la case départ sur l’aptitude », explique Me Marc-André Champagne de l’aide juridique.

La psychiatre demande de garder Tom Néron 60 jours à l’aile psychiatrique pour ajuster sa médication pour traiter sa psychose.

Le juge Villeneuve a rendu une ordonnance pour obliger Tom Néon à prendre la médication prescrite par son psychiatre.

« Après ce délai, la psychiatre est d’avis qu’il pourrait devenir apte », indique la procureure aux poursuites criminelles, Me Laïla Belgharras.

Me Marc-André Champagne de l’aide juridique a soulevé la question à savoir si ce n’était pas un jury qui devait en venir à ce verdict de non-aptitude à subir son procès.

« Mon but n’est pas de ralentir le processus. Je souhaite que le processus se déroule selon le Code criminel », a soulevé Me Champagne, dont la prétention a été rejetée par le juge Villeneuve qui a retourné Tom Néron aux soins du département de psychiatrie du CHUS.

Tom Néron a subi une évaluation sur la responsabilité criminelle au moment où il aurait asséné des coups de couteau mortels à sa mère. Cette évaluation avait été demandée à la suite du dépôt des accusations. Elle concluait à sa non-responsabilité criminelle au moment des faits.

L’individu de 35 ans avait témoigné devant le tribunal pour s’opposer à cette première évaluation de son aptitude à comparaître.

C’est en procédant à l’évaluation psychiatrique de Tom Néron relativement à sa responsabilité criminelle au moment des gestes que la psychiatre judiciaire a pu déterminer la psychose non contrôlée de Tom Néron.

Selon la psychiatre, Tom Néron présente des symptômes de psychose, soit des délires religieux. Il a des besoins de lire plusieurs bibles pour les comparer, pour comparer les religions. Son délire s’est étendu à l’Hôtel-Dieu où on l’a évalué et où il avait des suivis. Il pense comme si l’hôpital allait le transformer, le changer. Il craint que l’hôpital le transforme en fanatique religieux. Le lien entre l’hôpital et ses délires est le nom de l’hôpital, Hôtel-Dieu.

Tom Néron est diagnostiqué de schizophrénie depuis une dizaine d’années. Il a été évalué de la mi-février à la mi-avril à la demande du tribunal sur son aptitude au moment des gestes allégués.

Arlène Girard était mère de dix enfants et Tom Néron était l’aîné. Il demeurait à la résidence familiale où il a été arrêté à la suite des gestes posés.

Le dossier a été reporté en juillet prochain.