Tentatives d'agressions sexuelles à Lennoxville

« Ne vous promenez pas seules le soir, ne laissez pas vos amies se promener seules et signalez aux agents de sécurité les comportements suspects que vous pourriez observer. » Voici, en résumé, les recommandations contenues dans un courriel envoyé il y a quelques jours aux étudiants de l’Université Bishop’s, les mettant en garde après que des tentatives d’agressions sexuelles soient survenues dans les rues de Lennoxville.

Tout a commencé alors que des rumeurs selon lesquelles deux étudiantes se seraient fait agresser tard un soir dans les rues de Lennoxville se sont mises à circuler. Quand l’affaire est parvenue aux oreilles du principal de l’Université Bishop’s Michael Goldbloom, il a préféré ne pas prendre de chance même s’il s’agissait d’informations non confirmées, et a décidé de mettre en garde la communauté étudiante avec un courriel.

« On a aussi avisé le Service de police à ce moment-là. Mais par la suite, il y a eu un autre incident, et cette fois-ci, la victime est venue voir la doyenne des étudiants. Notre approche à ce moment-là est de donner tout notre appui à l’étudiante. Ensuite, elle a accepté de rencontrer la police pour lui donner l’information qu’elle avait », explique M. Goldbloom.

Un deuxième courriel, semblable au premier, a été envoyé aux étudiants après ce nouveau signalement. La direction du collège Champlain a également été avisée.
« On suit les recommandations des policiers, et on prend ça le plus au sérieux possible », assure M. Goldbloom, qui n’a pas donné de détails concernant les agressions pour ne pas nuire à l’enquête. Il a toutefois précisé que celles-ci ne s’étaient pas déroulées sur le campus de Bishop’s.

Le SPS n’a pas pu fournir plus d’informations à La Tribune.

Sécurité sur le campus

Samedi en début de soirée, à Bishop’s, le campus était calme. De temps à autre, une voiture de sécurité parcourait les routes.

Si les étudiants et étudiantes sont plus prudents depuis la réception de ces courriels inquiétants, ils ne s’empêchent pas pour autant de sortir. « Sur le campus, je me sens en sécurité. C’est un peu plus préoccupant dans les rues de Lennoxville quand je suis seule, mais je me déplace quand même à pied », racontait par exemple Sophie, une étudiante de Bishop’s.

Des bénévoles offrent par ailleurs le service d’accompagnement SafeWalk, pour les étudiants souhaitant rentrer chez eux à pied en soirée.