Tassé par une voiture, un cycliste dénonce les textos au volant

Alors que les autorités déploient des efforts toujours plus grands pour contrer les textos au volant, un cycliste est à même de constater qu’il reste encore bien du travail à faire pour enrayer le phénomène.

Ce Sherbrookois utilisant son vélo pour aller au travail a été blessé quand il a été tassé par une voiture alors qu’il circulait sur la voie cyclable le long du boulevard Bertrand-Fabi, dans le secteur Rock Forest.

Sa mésaventure est survenue le 12 septembre dernier en après-midi, se souvient-il.

« Je revenais de travailler. Je roulais à vélo dans la piste cyclable du boulevard Bertrand-Fabi quand une voiture rouge a dévié sur la droite et est venue m’accoter avec sa portière du côté passager. »

« J’ai donc fait une chute sur l’asphalte à 35 km/h. La personne a continué son chemin comme si de rien n’était... Probablement qu’elle ne voulait pas que ça se sache qu’elle textait au volant. »

Rappelons que les corps policiers ont serré les coudes dernièrement lors d’un blitz contre la distraction au volant, spécialement l’utilisation du cellulaire lors de la conduite. C’est sans compter que la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) a lancé au début de septembre une nouvelle campagne de sensibilisation sur les dangers liés à l’utilisation du cellulaire au volant. La campagne « c’est idiot de texter au volant » vise à démontrer que texter en conduisant est un geste tout aussi dangereux qu’irresponsable.

La victime a été assez blessée pour être conduite à l’hôpital. « J’ai été quitte pour une balade en ambulance, une nuit à l’hôpital, 12 jours de congé de maladie et de grosses éraflures un peu partout », souligne-t-il.

« Mon sac à dos est fini, mais il m’a sûrement sauvé de la chaise roulante. Mon casque m’a sauvé de la fracture du crâne. »

Le cycliste, qui ne souhaite pas être identifié, a tenu à lancer le message sur sa page Facebook : « Arrêtez de texter au volant! », écrit-il.

« J’espère juste que la personne fautive va s’en souvenir. »

Au Service de police de Sherbrooke, on dit avoir pris une plainte à la suite de l’événement. On traitre le dossier comme un possible délit de fuite.