Tabassé par son ancien colocataire

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Un individu de 24 ans de Windsor qui a joué un rôle central dans une affaire de règlement de compte de son ancien colocataire tente d’éviter la prison ferme.

Olivier Gélineau qui a reconnu une grave accusation de voies de fait armées et de voies de fait causant des lésions pour un crime commis au printemps 2019 demande au tribunal de lui imposer une peine de 90 jours à purger les fins de semaine.

La victime dans cette affaire a été battue à coups, de poing ainsi qu’avec un bâton par Gélineau le 25 mai 2019.

L’accusé qui l’avait amené sur un terrain isolé et vacant dans un rang de Stoke en compagnie de trois autres individus a pris la victime à la gorge et l’a menacé qu’il allait le tuer parce qu’il avait volé chez lui.

C’est par la suite que la victime a été battue par Gélineau puis par un autre individu accusé dans cette affaire.

La victime a subi entre autres subi une fracture de la main et à quatre cotes ainsi qu’une lacération pulmonaire ainsi qu’un pneumothorax.

La victime avait été abandonnée alors qu’elle était inerte au sol par ses assaillants. La victime a réussi à se relever pour demander de l’aide aux occupants d’une résidence de Stoke.

L’avocate de la défense Me Julie Beauchemin a plaidé la reprise en main de Gélineau pour justifier la peine de 90 jours de prison à purger les fins de semaine, les 240 heures de travaux communautaires et le dédommagement de 1000 $ à la victime.

Un rapport présentenciel positif concernant l’individu sans antécédent judiciaire a été déposé au tribunal. 

Gélineau a écrit une lettre d’excuses à la victime, a amassé 1000 $ pour le dédommager et a réalisé une thérapie pour apprendre à gérer sa colère.

Le procureur aux poursuites criminelles Me François Houle a plaidé pour sa part qu’une peine de 12 à 18 mois de prison fermes devait être donnée à Olivier Gélineau.

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec imposera la peine le 9 octobre prochain au palais de justice de Sherbrooke.

L’origine de cette affaire remonte au temps où Olivier Gélineau et la victime résidaient ensemble au printemps 2019.

Après une dispute, la victime est retournée en Mauricie, d’où il vient, avec une canne de tabac ainsi qu’un article de consommation de cannabis qui appartenaient à Gélineau.

C’est par l’entremise d’une adolescente, dont la victime était amoureux, que Olivier Gélineau a pu revoir son ancien colocataire et le passer à tabac.

Un piège avait été tendu à la victime. 

L’adolescente avait prétexté la tenue d’un party afin que la victime se présente à Sherbrooke. Ce n’est qu’après que Olivier Gélineau soit embarqué dans le véhicule que la victime a compris qu’il était tombé dans un guet-apens.