Ginette Duclos, Gabrielle Fréchette et Gérald Fontaine ont été reconnus coupables, en décembre 2014, de négligence criminelle causant la mort de Chantal Lavigne et des lésions à Julie Théberge.

Sudation mortelle: les accusés demandent un nouveau procès

L'avocat de Gabrielle Fréchette, Me Richard Dubé, a déposé une série de documents, lundi, devant la Cour d'appel, afin de demander à ce que sa cliente subisse un nouveau procès.
Le criminaliste estime que la juge Hélène Fabi a erré dans son jugement, considérant comme illégal le fait de tenir des activités de sudation, alors qu'aucune loi ne l'empêche. Il croit également que la juge n'a pas tenu compte du fait que les participants aux activités de ressourcement le faisaient sur une base volontaire et étaient en mesure d'y mettre fin en tout temps.
L'avocat de Ginette Duclos et Gérald Fontaine, les deux autres coaccusés dans cette affaire, Me René Duval, a demandé et obtenu jusqu'au 1er août pour déposer les documents d'appel. Il devrait faire une demande similaire à la Cour d'appel.
La Couronne disposera alors d'une période de trois mois pour répliquer aux arguments des avocats. On s'attend à ce que la cause soit entendue quelque part en 2018.
Rappelons que le trio a été reconnu coupable, en décembre 2014, de négligence criminelle causant la mort de Chantal Lavigne et des lésions à Julie Théberge. Ils ont été condamnés, en janvier 2016, à purger des peines d'emprisonnement variant de deux à trois en fonction de leur degré d'implication. Les trois coaccusés ont été libérés au cours des journées suivant leur emprisonnement, la cause ayant été portée en appel.
Lavigne et Théberge, âgées respectivement de 35 et 48 ans au moment des faits avaient été conduites à l'hôpital après plusieurs heures de traitement, au cours desquelles elles ont été invitées à s'enduire de boue et se couvrir de plastique et de couvertures. Les participants devaient ensuite se mettre la tête dans une boîte de carton.
Mme Lavigne est décédée le 29 juillet 2011 à la suite d'un coup de chaleur, alors que Mme Théberge a dû être soignée d'urgence pour un choc nerveux.