Stéphane Houle est accusé de voies de fait grave.

Stéphane Houle libéré

En attente de sa peine dans une affaire de cruauté envers les animaux, Stéphane Houle de Coaticook est maintenant accusé de voies de fait grave.

La victime pourrait garder des séquelles d’un coup de poing donné par Houle.

La victime dans ce dossier aurait laissé des menaces sur le répondeur de Houle. Une défense de légitime défense pourrait être présentée par l’avocat de la défense Me Christian Raymond.

La victime s’est présentée chez Houle après avoir flâné autour du véhicule de Stéphane Houle sur la rue Child.

« Dans l’état actuel du dossier, vous vous êtes déchargé de votre fardeau de preuve. Les garanties que vous avez offertes font en sorte que vous ne présentez pas un risque ni pour la protection du public ni pour assurer votre présence au tribunal » a déterminé la juge Claire Desgens de la Cour du Québec, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Houle avait témoigné lors de son enquête sur remise en liberté concernant ces événements qui se sont déroulés le 14 juillet dernier. La victime a passé quelques jours dans le coma à la suite de cet événement.

Houle ne possède pas beaucoup d’antécédents judiciaires outre un non-respect d’engagement il y a 20 ans.

L’accusé a été remis en liberté après avoir versé 1000 $ aux greffes du palais de justice pour garantir le respect de ses conditions. Il ne pourra communiquer avec la victime au dossier. Il devra se présenter au quartier général de la Sûreté du Québec de Coaticook toutes les semaines.

C’est la stagiaire de la poursuite Maude Lapointe qui a mené le dossier pour l’enquête sur remise en liberté.

Cruauté envers les animaux 

Houle avait été reconnu coupable de cruauté envers les animaux en mai dernier.

Le juge Serge Champoux de la Cour du Québec l’avait condamné pour avoir fait souffrir inutilement deux chiens et un chat et de trois accusations « d’avoir volontairement négligé ou omis de fournir les aliments, l’eau, l’abri et les soins convenables ou suffisants » à ces animaux.

Le juge n’a pas cru la version de Houle qui prétendait lors de son procès avoir bien traité ses animaux entre le 15 novembre 2016 et 15 avril 2017, période des infractions reprochées.

Les trois animaux, deux chiens et un chat appartenant à Houle, ont été saisis et confiés à des vétérinaires à la suite de la perquisition effectuée chez lui sur la rue Child en avril 2017.

La fille de Houle a demandé l’aide d’un ami afin de sortir le chien du logement de la rue Child à Coaticook le 22 avril 2017.

Ce dossier doit revenir le 23 août prochain.