Le pavillon Val-du-Lac du Centre jeunesse de l'Estrie est situé sur le chemin Blanchette à Sherbrooke.

Soulèvement d'ados à Val-du-Lac

Le soulèvement d'adolescents au pavillon Val-du-Lac du Centre jeunesse de l'Estrie, comme celui survenu mardi soir, est un événement rarissime.
Huit adolescents en garde fermée se sont soulevés contre les éducateurs puis les policiers venus leur prêter main-forte.
« Il y a eu une montée de tension chez un groupe de jeunes. Les intervenants ont tenté de les calmer, mais ils ont dû faire appel aux policiers. Ce type d'événement est exceptionnel », soutient la directrice adjointe jeunesse au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Manon Allard.
Une partie de hockey qui a dégénéré serait à l'origine de cette escarmouche qui débouchera sur des accusations criminelles pour certains de ces adolescents âgés de 16 et 17 ans
« Ce sont les conséquences mises en place à la suite de cette partie de hockey qui auraient entraîné ce refus de coopérer. Trois des huit jeunes impliqués se sont montrés particulièrement menaçants. Ils ont refusé d'obtempérer lorsqu'il leur a été demandé de retourner dans leur unité. Nous avons appelé les policiers pour éviter que la situation dégénère et aussi pour les protéger d'eux-mêmes », mentionne Mme Allard.
Certaines accusations, dont attroupement illégal, voies de fait sur les policiers, entrave au travail des policiers, menaces et harcèlement envers les intervenants, pourraient être portées.
Il était environ 22 h 30, mardi soir, lorsque le Service de police de Sherbrooke a été appelé à se rendre au pavillon Val-du-Lac situé sur le chemin Blanchette à Sherbrooke.
« Certains adolescents étaient agressifs envers le personnel. Ils menaçaient de tout casser », explique le porte-parole du SPS, Martin Carrier.
Plusieurs policiers se sont rendus sur place pour maîtriser les adolescents.
« Ils ont résisté à leur arrestation, mais les policiers ont réussi à les maîtriser. Le dossier sera soumis au procureur qui déterminera si des accusations doivent être portées », indique Martin Carrier.
Une nuit au SPS
Un suivi a été mis en place au Centre jeunesse de l'Estrie à la suite de cet événement.
« Les adolescents ont passé la nuit en détention au quartier général du Service de police de Sherbrooke avec du personnel du Centre jeunesse qui leur était affecté. Mercredi matin, tout était revenu au calme. Les familles des adolescents impliqués ont été informées. Nous analysons tous les aspects de la situation. Nous avons aussi mis en place des mesures pour éviter qu'une telle situation puisse se reproduire », soutient Manon Allard.