Six mois de prison pour une sévère dérape

Daniel Bernier de Sherbrooke a été condamné à six mois de prison pour une dérape d’un soir en avril 2016.

Daniel Bernier a plaidé coupable devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec, lundi, au palais de justice de Sherbrooke à plusieurs accusations allant de la conduite dangereuse, à la fuite des policiers en passant par la conduite avec les capacités affaiblies.

Le juge l’a condamné à une peine de six mois de prison fermes.

Le 15 avril 2016, les policiers ont quitté le stationnement du bar Le Figaro où ils ont remarqué un véhicule avec une plaque d’immatriculation expirée.

Interpellé par les policiers, Bernier a accéléré avant de faire un tête à queue et poursuivre sa route. Il a endommagé un premier véhicule et donné plusieurs coups de volant sur la route.

Bernier est passé tout droit à un arrêt obligatoire et a circulé à environ 120 km/h dans les rues de l’est de Sherbrooke.

Il a aussi reculé dans un véhicule patrouille avant de finir sa course dans une camionnette et de s’immobiliser sur la rue Bowen.

Daniel Bernier avait alors sur lui 0,11 gramme de cocaïne.

Il faut aussi ajouter au dossier le fait qu’il conduisait son véhicule avec une quantité d’alcool supérieure à la limite permise par la loi, soit 110 mg d’alcool par 100 ml de sang.

« Mon client vivait plusieurs deuils à ce moment. Il a perdu les pédales lors de cette journée », explique l’avocate de la défense, Me Mélissa Gilbert.

Bernier a payé un remboursement de 4000 $ à l’une des victimes.

« Vous constatez qu’il y aurait pu avoir plus de dommage avec ce récit des faits », a indiqué le juge Dunnigan.

En plus de la peine de détention, une interdiction de conduire pour deux ans lui a été imposée.

Daniel Bernier sera soumis à une probation d’une année avec suivi à la suite d’une suggestion commune de Me Gilbert et de la procureure aux poursuites criminelles Me Gabrielle Cloutier.

« Mon client regrette amèrement les gestes posés », a signalé Me Mélissa Gilbert.

Acquittée de conduire sous l'effet du GHB

Une Sherbrokoise a convaincu un tribunal d’appel de l’acquitter d’une accusation de conduite avec les capacités affaiblies par la drogue.

La femme de 37 ans a été acquittée cette semaine à la suite d’une décision rendue par le juge Charles Ouellet de la Cour supérieure.

L’avocate de la défense Me Jessyca Duval de l’aide juridique a convaincu le tribunal qu’il y avait absence de preuve relativement à la présence de GHB au moment où sa cliente conduisait et le moment où des symptômes de capacités affaiblies ont été constatés.

« Il est impossible d’inférer que la drogue a été prise avant 11 h 30, heure qui correspond au moment où l’appelant a cessé de conduire le véhicule (...) Il est aussi impossible de savoir combien de temps avant 11 h 30 il aurait fallu que l’appelante prenne le GHB pour que ses facultés soient effectivement affaiblies par l’effet de cette drogue à 11 h 30 », explique le juge Ouellet dans sa décision.

Le juge retient qu’il reste une période de 30 minutes pendant laquelle la drogue aurait pu être prise sans que soit commise la conduite avec les capacités affaiblies par la drogue.

Me Duval rappelle qu’en matière de drogue, les symptômes de capacités affaiblies doivent être présents au moment de la conduite ou de la garde et contrôle d’un véhicule.