Kevin Picard

Six mois de prison de plus pour Kevin Picard

Condamné à une longue peine de détention pour le meurtre de Pascal Fournier en 2007, Kevin Picard devra purger six mois de plus pour son implication dans le trafic de cocaïne alors qu’il se trouvait en libération conditionnelle.

Picard a reconnu devant le tribunal le rôle qu’on lui attribuait dans le cadre du projet Ponce visant une organisation de trafiquant de stupéfiants reliée aux Hells Angels.

Devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec, il a reconnu avoir fait le trafic de cocaïne à Danville le 2 avril dernier.

Picard a aussitôt été condamné à une peine de six mois consécutive à la peine de douze ans qu’il purgeait à la suite d’une suggestion commune de l’avocate de la défense Me Mélissa Gilbert et de la procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté.

Picard se trouvait en libération conditionnelle lorsqu’il a réalisé une transaction de cocaïne avec un agent double affecté à ce projet de l’Escouade régionale mixte Estrie à Danville.

Depuis l’arrestation de Picard, sa libération conditionnelle a été révoquée tant et si bien qu’il est retourné derrière les barreaux.

Homicide « d’une extrême violence »

En novembre 2010, Picard a été condamné à douze ans de prison à la suite de l’homicide involontaire coupable pour lequel il a reconnu sa culpabilité à l’endroit de Pascal Fournier à Asbestos en octobre 2007.

Les événements qu’il avait reconnus avaient été qualifiés « d’une extrême violence » par le tribunal.

Au début de son procès devant jury, Picard avait reconnu sa culpabilité à une accusation réduite d’homicide involontaire coupable.

C’est à la suite d’une soirée où des stupéfiants et de l’alcool ont été consommés en grande quantité que Picard s’était retrouvé chez la victime Pascal Fournier le 20 octobre 2007. À deux reprises, Pascal Fournier a fait des avances à caractère sexuel à Picard. C’est à la deuxième proposition perçue comme explicite par Picard que la situation s’est détériorée.

Picard s’était emparé d’une patte de chaise et avait frappé violemment la victime au visage.

Il s’était ensuite emparé d’un couteau et avait frappé la victime au cou et au thorax. C’est le coup porté à la veine jugulaire interne droite et sous-clavière droite qui a provoqué l’hémorragie importante puis la mort de Pascal Fournier.

Le tribunal avait mentionné que cette agression « brutale et sauvage » se rapprochait davantage du meurtre que de l’accident « démontrant un acharnement difficilement compréhensible ».