La Ville de Sherbrooke se dotera de deux centres d’hébergement pour des situations d’urgence.

Situations d'urgence : la Ville identifiera deux centres d’hébergement

La Ville de Sherbrooke se dotera de deux centres d’hébergement pour des situations d’urgence. Il s’agit d’une des étapes du déploiement du plan de sécurité civile révisé présenté lundi au conseil municipal.

Les sites de ces centres d’hébergement, qui permettraient de loger des sinistrés pendant quelques heures en cas de crise, n’ont pas été identifiés, mais le chef du Service de protection contre les incendies et coordonnateur des mesures d’urgence, Stéphane Simoneau, cite en exemple le centre Julien-Ducharme et le Centre récréatif de Rock Forest. « Il faut idéalement qu’ils soient aux deux extrémités de la ville. »

D’ici là, la Ville a ajouté deux nouveaux centres d’accueil en cas de sinistre aux trois existants, soit justement le Centre récréatif de Rock Forest et le centre communautaire de Brompton. Ils s’ajoutent aux centres communautaires du Cœur-Immaculé et Françoise-Dunn et à la salle communautaire Amédée-Beaudoin. « Ce ne sont pas des centres d’hébergement, mais des endroits où tous les partenaires, comme la Croix-Rouge, les pompiers, le transport en commun, la SPCA, peuvent se réunir pour prendre en charge les citoyens », explique M. Simoneau.

Le conseiller Paul Gingues, souhaiterait un deuxième centre d’accueil pour l’arrondissement 4 en raison de l’étendue de son territoire. « Nous n’avons pas de prévisions pour faire plus de centres d’accueil, parce que nous utilisons le transport en commun pour déplacer les gens en cas de besoin vers nos autres installations », répond Stéphane Simoneau.

Chantal L’Espérance a insisté. « Avoir un centre à proximité de chez eux serait peut-être rassurant pour les gens. J’insiste pour qu’on regarde pour un deuxième centre dans le secteur du Mont-Bellevue. »

M. Simoneau convient qu’il ne s’agit pas d’un problème, que cette solution serait peu coûteuse, mais que le bâtiment choisi doit être de propriété municipale.

Parmi les nouveautés énumérées au plan de sécurité civile révisée, qui remplace celui mis en œuvre en 2010, on note l’application mobile de gestion de la sécurité civile utilisée depuis trois ans. Il permet aux gestionnaires de crise d’obtenir des documents de référence en tout temps, à toute heure, dans leur téléphone.

« Nous avons aussi développé des cartes interactives. Par exemple, s’il y a une panne électrique, on peut faire apparaître les endroits vulnérables pour la prochaine heure dans tous les dispositifs publics, comme des stations de pompage. C’est souvent ce qui est difficile à gérer : tout ce qui peut découler de la panne électrique. »

Dans le même sens, un centre de coordination des mesures d’urgence est maintenant prêt en permanence. « Avant, quand survenait une crise, il fallait brancher les téléphones, les ordinateurs. Vous comprendrez que nous prenions du retard et que nous ne pouvions pas être aussi efficaces. Nous avons aussi un automate d’appel qui nous permet de tracer un périmètre et de lancer rapidement un appel d’alerte ou d’évacuation automatisé à 5000 citoyens. »

Le plan de sécurité civile vise à faire face à des situations allant de la panne électrique à la crise de verglas, en passant par la rupture de barrage, la chaleur accablante, la tempête de neige et les inondations. Il est utilisé deux ou trois fois chaque année. « Au Québec, nous sommes une des villes ayant une récurrence parmi les plus élevées pour l’utilisation de ce plan. »