Francis Veilleux était de retour devant le tribunal jeudi.

Série de vols : Veilleux plaidera coupable

Un deuxième individu doit reconnaître ses torts dans la série de vols commis à Sherbrooke en mars dernier.
Veilleux était de retour devant le tribunal, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.
Résigné dans le box des détenus, Veilleux a écouté son avocat Me Benoit Gagnon de l'aide juridique mentionner au juge Rosaire Larouche de la Cour du Québec qu'il aura une peine assez longue à plaider dans ce dossier.
« Nous allons régler avec une suggestion commune », a indiqué au tribunal Me Gagnon sans préciser quelle peine sera imposée à Veilleux lorsqu'il reviendra devant le tribunal le 18 mai prochain.
L'un des complices Michael Sanders a été condamné la semaine dernière à 15 mois de prison dans cette affaire.
Veilleux se trouvait en compagnie de Sanders lors de la série de vols dans divers bâtiments publics.
Du 11 au 26 mars derniers, Veilleux faisait partie d'un trio qui a réalisé une série de vols. Le trio a été arrêté dans la nuit du 25 au 26 mars.
Les trois accusés auraient visité le Centre de foires de Sherbrooke, le Centre de formation professionnelle 24-Juin, la Base de plein air André-Nadeau, le Complexe Thibault-GM, le chalet du mont Bellevue de même que les restaurants Shogun Sushi et Pizzeria Stratos de la 12e Avenue.
Selon les endroits, ils visaient les guichets automatiques et les petites caisses. Ils sont accusés d'introduction par effraction dans l'intention d'y commettre un vol, de port de déguisements, de possession d'outils de cambriolage, de possession d'arme prohibée et de possession d'arme à autorisation restreinte.
Francis Deslauriers, qui a été remis en liberté en thérapie, est accusé d'être troisième individu du groupe.
Ces vols ont causé pour plus de 13 000 $ et un montant de 7500 $ a été dérobé.
C'est à la suite du vol du guichet automatique au Centre de foires de Sherbrooke le 26 mars qu'ils se sont fait arrêter. Les traces de bottes laissées par les suspects sur les lieux des divers crimes, les cagoules trouvées dans le véhicule, les outils de cambriolage de même que le contenu du guichet automatique du Centre de foires ont permis de les relier aux vols commis.
C'est Me Geneviève Crépeau qui représente le ministère public dans cette affaire.
Allen Hauver refuse sa condamnation
Coupable de possession de stupéfiants derrière les barreaux du Centre de détention de Sherbrooke, Allen Hauver n'a pas accepté d'être condamné à y retourner pour les 11 prochains mois.
C'est escorté par les constables spéciaux et les agents des services correctionnels en criant en anglais puis en français qu'il n'y avait pas de justice, « la justice n'existe pas » que l'individu de 25 ans a été conduit en détention au palais de justice de Sherbrooke.
L'homme n'est pas un enfant de choeur. Décrit comme un individu qui ne collabore pas avec les gens qui veulent l'aider dans sa réintégration sociale, Hauver avait été surpris en octobre 2012 avec de la résine de cannabis, du haschich et une cinquantaine de pilules.
Il a plaidé coupable à une possession de stupéfiants au Centre de détention de Sherbrooke, à des bris d'engagement de même que pour un vol.
Visiblement pas préparé à se retrouver à nouveau en détention, il a lancé au juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec qu'il n'acceptait pas la sentence qui lui avait été imposée.
Multipliant les injures, Hauver était hors de lui après avoir été condamné à cette nouvelle peine de détention assortie d'une probation de deux ans.
Au dossier de la Cour, l'ordonnance de probation qui doit être signée par l'accusé reste vierge.
Une note indique « À retourner à l'avocat. Monsieur refuse de signer et de recevoir copie ».
La relation entre Hauver et le service de probation n'est pas de tout repos.
Dans le cadre de son dossier, il a reconnu deux manquements à des rendez-vous pour la confection d'un rapport présentenciel.
Lorsqu'il s'est finalement présenté, il dégageait une forte odeur de cannabis. L'agent de probation avait d'ailleurs noté son mépris envers le système de justice.
C'est Me Michel Dussault, représenté par Me Karine Poliquin lors de la peine, qui défendait Allen Hauver.
Me Laurence Bélanger représentait le ministère public.