Serge Breton
Serge Breton

Serge Breton condamné à la prison pour des abus sexuels

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
« Les adultes sont là pour protéger les enfants, pas pour les détruire. »

Juste avant d’imposer une peine de deux ans moins un jour à l’abuseur sexuel d’enfants Serge Breton, le juge Gilles Lafrenière de la Cour du Québec lui a lancé ce message, mercredi, au palais de justice Sherbrooke.

Serge Breton a profité de sa position d’autorité envers deux fillettes pour les toucher et les inciter à des contacts sexuels.

Une des victimes avait entre 6 et 11 ans, et l’autre avait entre 8 et 10 ans lors des gestes commis entre 2009 et 2015.

Lorsqu’il les gardait, l’accusé se chamaillait avec elles et leur prenait la main pour la mettre dans son pantalon.

Il chatouillait les enfants pour les toucher aux seins et descendait sa main dans les pantalons pour les toucher aux parties génitales alors qu’il était seul avec elles.

Les victimes décrivent à peu près les mêmes gestes lors de jeux ou lorsqu’il les berçait.

Les gestes se sont déroulés à plusieurs reprises.

L’accusé a été arrêté en janvier 2019.

Durant l’interrogatoire au Service de police de Sherbrooke, Breton a mentionné qu’il avait reproduit des gestes qu’il a lui-même subis.

Il a reconnu les gestes d’attouchements et qu’il a dirigé la main des victimes vers ses parties génitales. Il a mentionné regretter les gestes et les a qualifiés d’inexcusables.

Lorsque le juge Lafrenière lui a demandé s’il reconnaissait les gestes, Breton a répondu : « Oui monsieur le juge ».

La mère de l’une des victimes a mentionné qu’elle était bouleversée par le récit des faits de ces gestes sexuels.

« On a toujours été généreux avec lui. C’est dur d’accepter ce qu’il a fait. Je n’accepte pas ce qu’il a fait », explique la mère de l’une des victimes.

Cette dernière signale que Serge Breton a brisé plusieurs familles.

« Il y a beaucoup de dommage là-dedans. Je ne sais pas si les filles vont être capables de lui pardonner, mais elles ne seront pas capables d’oublier. J’aimerais qu’il réfléchisse au mal qu’il a fait lors de son emprisonnement. J’imagine que d’autres victimes pourront maintenant dire qu’il s’est passé quelque chose avec Serge », signale la mère de l’une des victimes.

Serge Breton a reconnu qu’entre janvier 2010 et juin 2015, il a commis des attouchements sexuels et des incitations à des gestes sexuels sur une adolescente de moins de 16 ans.

Il a reconnu les mêmes gestes pour une autre victime de moins de 16 ans entre septembre 2009 et juin 2011.

Une suggestion commune de la procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras et de l’avocate Me Michèle Lamarre-Leroux de l’aide juridique a été présentée au tribunal.

Une peine de deux ans moins un jour de prison lui a été imposée. Breton devra aussi se soumettre à une probation de trois ans à sa sortie de prison.

Son nom sera inscrit à perpétuité au Registre des délinquants sexuels.