Élisabeth Savoie a agressé son colocataire de deux coups de couteau à la gorge et aux omoplates en novembre 2017 à Sherbrooke.

Savoie plaide coupable à des voies de fait graves

Élizabeth Savoie reconnaît avoir poignardé son colocataire à deux reprises en novembre 2017 à Sherbrooke.

L’accusation de tentative de meurtre a été réduite en une accusation de voies de fait graves.
Elle a plaidé coupable, mercredi, devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

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Élizabeth Savoie venait d’être expulsée d’une maison de thérapie lorsque les gestes ont été commis.

Elle avait passé quelques jours en hébergement sur la rue Eymard avant de passer à l’acte.

C’est lors d’une chicane pour 10 $ que la femme a agressé la victime de deux coups de couteau à la gorge et aux omoplates.

Elizabeth Savoie se trouvait dans un état d’intoxication très avancé lorsqu’elle a frappé son colocataire avec un couteau.

La victime a obtenu l’aide d’un autre colocataire, qui a contacté le 911 à la suite de cette agression armée.

L’homme a passé deux jours à l’hôpital.

« S’il n’avait pas reçu les soins, il serait décédé », a mentionné le procureur aux poursuites criminelles Me Claude Robitaille.

« Problème de consommation »

Élizabeth Savoie a déclaré qu’elle ne voulait pas le tuer.

À l’arrivée des policiers, la femme était couverte de sang et un homme se tenait le cou à deux mains en affirmant qu’une femme venait de le poignarder.

« C’est un problème de consommation qui peut expliquer les gestes », a expliqué Me Robitaille.

À la suite d’une évaluation psychiatrique relativement à la responsabilité criminelle de l’accusée lors des gestes, un psychiatre judiciaire du CHUS a déterminé que l’article 16 du Code criminel ne pouvait pas s’appliquer.

La femme de 29 ans a été confiée à un centre de désintoxication pour suivre une thérapie reliée à son important problème d’alcool en décembre 2017.

Elle a reconnu avoir consommé de l’alcool durant cette thérapie.

Élizabeth Savoie est retournée en détention au cours de la semaine à la suite de son enquête préliminaire subie lundi dernier.

Elle a été remise en liberté mais en thérapie 24 heures par jour en attendant les observations sur la peine.

Me Robitaille et l’avocat de la défense Me Patrick Fréchette se sont entendus pour demander un rapport présentenciel.

Le dossier a été reporté au 3 octobre prochain pour fixer les observations sur la peine.

Autre dossier

En janvier 2018, Élizabeth Savoie avait plaidé coupable à des accusations antérieures de voies de fait contre des policiers commises en juin 2017 à Montréal.

Ces accusations de la Cour municipale de Montréal avaient été transférées à Sherbrooke afin de regrouper les dossiers.