Benoit Sansfaçon

Sansfaçon ne souhaite pas que la victime alléguée vienne témoigner

Benoit Sansfaçon de Windsor ne souhaite pas que la victime alléguée dans le dossier de contacts sexuels pour lequel il est accusé vienne témoigner.

« Il n’est cependant pas prêt à faire n’importe quelle admission », signale l’avocate de la défense Me Mélissa Gilbert.

Benoit Sansfaçon est accusé de contacts sexuels, d’avoir distribué et d’avoir accédé à de la pornographie juvénile.

Même si sa présence était exigée devant le tribunal, mercredi, Sansfaçon brillait par son absence.

Absence qui a été justifiée par un bris mécanique de son véhicule.

C’est le 15 juin prochain que l’enquête préliminaire de Benoit Sansfaçon sera fixée.

Les discussions se poursuivent dans le dossier entre la procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre et l’avocate de la défense Me Mélissa Gilbert.

Me Gilbert a réitéré que l’objectif de son client était que la jeune victime dans le dossier ne soit pas convoquée au tribunal pour témoigner.

C’est le Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec qui avait procédé à l’arrestation de Sansfaçon en février dernier. Les faits d’attouchements se seraient déroulés entre le 1er juin 2016 et le 22 février 2017, à Windsor, alors que ceux de pornographie juvénile s’étalent de janvier 2012 au 22 février 2017.

Toute information sur Sansfaçon peut être communiquée à la Centrale de l’information criminelle de la SQ au 1-800-659-4264.  -  René-Charles Quirion

Sa naïveté le mène à des vols

La naïveté d’un jeune homme de 19 ans de Sherbrooke l’a mené dans une situation qu’il aurait voulu éviter.

Placé en lien par hasard avec un individu criminalisé, le jeune homme a trempé dans deux affaires de vols dans des résidences.

L’accusé devra effectuer 150 heures de travaux communautaires pour avoir réalisé le transport de voleurs dans des résidences.

Il a plaidé coupable, mercredi, de s’être trouvé à des résidences de Sainte-Catherine-de-Hatley et du Canton de Hatley en décembre 2016.

C’est un autre individu Steve Gilbert qui a organisé les introductions par effraction dans les résidences.

Ce dernier a reconnu un complot dans cette affaire et a été condamné à une peine de prison.

C’est la plaque d’immatriculation captée par des caméras de surveillance d’une rue du Canton de Hatley qui a permis de remonter jusqu’au suspect.

Dans ce dossier, Gilbert était en libération conditionnelle lorsqu’il a demandé à un autre individu de l’aider. Le jeune accusé a senti une forme de contrainte pour commettre les actes criminels. Cette défense n’a pas été retenue, mais a été considérée dans la suggestion commune de l’avocat de la défense Me Jean Leblanc et la procureure aux poursuites criminelles Me Isabelle Dorion.

Collaboration

L’accusé de 19 ans a identifié tous les complices dans cette affaire et a fait une déclaration écrite. Il est sans antécédent judiciaire et travaille tout en faisant ses études.

« Mon client est au stade de déjà regarder comment faire une demande de pardon », explique Me Leblanc.

Les victimes au dossier gardent une insécurité à la suite des vols dans leur résidence.

« Sans la collaboration de l’accusé, nous n’aurions pas pu retrouver les principaux auteurs de ces vols », signale la procureure aux poursuites criminelles, Me Isabelle Dorion.

Une sentence suspendue avec 150 heures de travaux communautaires a été imposée dans le cadre d’une probation de deux ans.

L’accusé s’est engagé à faire un remboursement de 2000 $. « J’espère que c’est la première et la dernière fois que l’on vous voit devant les tribunaux. Vous vous êtes retrouvés naïvement dans cette situation. Vous auriez pu agir autrement par la suite. Évidemment, vous avez offert une bonne collaboration aux policiers. C’est pour cette raison que je vais suivre la suggestion commune des avocats », a expliqué le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec en imposant la peine.  -  René-Charles Quirion