Saad Amine Habboub à la suite de son arrestation.

Saad Amine Habboub clame son innocence

Au moment où il doit fixer son enquête sur remise en liberté dans une affaire de tentative de meurtre, Saad Amine Habboub clame son innocence à partir du Centre de détention de Sherbrooke où il est gardé depuis la semaine dernière.

Saad Amine Habboub est accusé d’avoir poursuivi sa belle-mère avec un couteau le 15 novembre dernier dans les rues de Sherbrooke.

Dans un message laissé sur une boîte vocale à La Tribune, Habboub se dit victime d’un coup monté.

« C’est un coup monté que la femme et sa fille m’ont fait. Elle est entrée chez moi sans autorisation et elle m’a frappé. Je voulais juste voir mes enfants. Si elle voulait la séparation, je lui aurais donné. Elle l’a demandé trois fois et à chaque fois elle l’annule » , explique Saad Amine Habboub.

L’accusé a été déclaré apte à faire face aux procédures judiciaires à la suite d’une évaluation psychiatrique la semaine dernière.

« Je n’ai jamais essayé d’attaquer cette madame. Si je l’ai fait, je n’étais pas conscient », affirme l’accusé.

Des accusations de tentative de meurtre en tentant de la poignarder avec une arme, de conduite dangereuse, de menaces de mort et de voies de fait armées en utilisant une voiture sont déposées contre lui.

Furieux que sa belle-mère se mêle de sa séparation, Saad Amine Habboub aurait tenté de se faire justice.

Malgré des conditions imposées par le tribunal de ne pas entrer en contact avec elle, il l’a pourchassée en voiture dans les rues de Sherbrooke. Habboub a tenté de faire immobiliser son véhicule en le percutant à plusieurs reprises avec le sien sur la rue Galt Ouest un peu avant 18 h.

À l’intersection de la rue Kitchener, le suspect est sorti de son véhicule et a donné des coups de couteau sur les vitres du véhicule de la femme. Il criait en arabe qu’il allait la tuer. Il a frappé fort au point de fracasser la vitre du véhicule.

C’est l’intervention fortuite d’un sergent du Service de police de Sherbrooke qui a permis d’éviter le pire.

« Elle m’a enlevé mes enfants. Je n’ai même pas le droit de les voir. Je n’ai jamais essayé de faire du mal dans ma vie. Je ne suis pas un tueur. Je ne suis pas un agresseur. Je ne suis pas qui que ce soit (...) L’histoire qui est racontée n’a aucun lien avec moi. Je n’ai jamais fait tout ça pour une séparation ou peu importe. J’ai fait une dépression après trois ans de mariage », affirme Saad Amine Habboub dans un message vocal.

En plus des accusations en lien avec cet événement, il est aussi accusé de cinq bris de conditions imposées par le tribunal.

C’est Me Kim Dingman qui assume la défense de l’accusé, alors que Me Laïla Belgharras représente le ministère public dans cette affaire.

Le dossier revient, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.