Accusé de divers gestes à caractère sexuel sur une adolescente au tribunal adulte et d’agression sexuelle en groupe au tribunal de la jeunesse, un individu de 19 ans s’est vu refuser une remise en liberté pour une quatrième reprise.

Sa liberté refusée une quatrième fois

Accusé de divers gestes à caractère sexuel sur une adolescente au tribunal adulte et d’agression sexuelle en groupe au tribunal de la jeunesse, un individu de 19 ans s’est vu refuser une remise en liberté pour une quatrième reprise.

Il est détenu depuis son arrestation en avril 2018.

La détention du jeune homme avait été ordonnée en mai 2018 jusqu’à la fin des procédures judiciaires à la suite de son enquête sur remise en liberté.

Depuis ce temps, il a tenté de reprendre sa liberté après la tenue de son enquête préliminaire, puis une première fois devant la Cour supérieure.

Devant la Cour supérieure, mardi, son avocate Me Anne-Marie Campeau a présenté ses arguments au juge Claude Villenueve de la Cour supérieure dans le cadre d’une requête en révision d’ordonnance de détention.

Le juge Villeneuve a rejeté les arguments de la défense.

Une requête en séparation des chefs d’accusation pour le procès prévu en juin prochain a aussi été plaidée.

Le juge Villeneuve rendra sa décision le 17 avril prochain.

L’accusé qui ne peut être identifié étant donné qu’il était mineur pour certaines accusations portées contre lui est accusé d’agression sexuelle et d’incitation à des contacts sexuels sur une adolescente de moins de 16 ans, le 1er juillet 2017.

Cette plaignante aurait aussi subi des gestes semblables entre le 1er janvier et le 1er mars 2018 et des voies de fait entre le 1er juillet et le 1er août 2017. En plus des gestes à caractère sexuel sur des mineurs, le jeune homme est accusé d’avoir tenté d’intimider la plaignante au dossier entre février et avril 2018.

Son procès devant jury est prévu pour deux semaines à compter du 10 juin 2019 au palais de justice de Sherbrooke. 

Il est aussi accusé en Chambre de la jeunesse d’agression sexuelle en groupe pour un événement qui serait survenu le 12 février 2017. L’accusé avait été cité à son procès sur tous les chefs d’accusation en août 2018.

C’est Me Marie-Ève Phaneuf qui représente le ministère public dans les dossiers au tribunal adulte.

Un agresseur récidiviste accusé d’exhibitionnisme

Sorti de détention depuis à peine quelques semaines pour deux agressions sexuelles commises à Asbestos et Gatineau, Yves Scott d’Asbestos se retrouve encore en prison pour des crimes en matière sexuelle.

Faisant l’objet d’un suivi en raison d’une ordonnance de probation émise par le tribunal, Scott aurait commis des actions indécentes à deux reprises.

En janvier 2019, il aurait pris la cuisse d’une intervenante en se masturbant lors d’un rendez-vous de suivi à Asbestos.

Libéré sous condition, Scott aurait commis à nouveau des gestes d’action indécente en se masturbant dans la salle d’attente de l’hôpital devant une mère et son enfant le 7 mars dernier.

L’homme demeure détenu depuis son arrestation dans cette deuxième affaire en moins de quelques semaines.

Son avocate Me Caroline St-André de l’aide juridique a expliqué au juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec qu’elle devait évaluer le dossier avant de fixer l’enquête sur remise en liberté de Scott.

L’enquête sur remise en liberté sera fixée le 28 mars.

C’est Me Marie-Ève Phaneuf qui représente le ministère public dans ces nouveaux dossiers.

Antécédents

Yves Scott a été trouvé coupable d’agressions sexuelles commises à Asbestos en 2016 et à Gatineau en 2015.

Pour l’agression sexuelle à Asbestos, Scott a tenté de séduire une adolescente disant qu’elle était la femme de ses rêves. Devant un premier refus, Scott a poursuivi et a insisté pour avoir des rapports sexuels avec l’adolescente.

Lors de son interrogatoire par les enquêteurs de la Sûreté du Québec, Scott a affirmé avoir menti sur son âge afin de pouvoir arriver à ses fins. 

Âgé de 21 ans, il aurait affirmé à l’adolescente en avoir 18 parce que « s’il avait dit son vrai âge, elle aurait refusé ».

Sentant une brèche chez la victime alléguée, Scott l’aurait prise par les poignets pour la conduire dans une chambre. 

Il lui a ensuite dit : « Maintenant t’as pas le choix, t’es rendue. Toutes les filles de 15 ans ont déjà fait l’amour ». Il a ensuite commencé une relation sexuelle avec elle.

Yves Scott était en liberté sous conditions pour les événements de Gatineau lorsque les événements allégués seraient survenus. 

Scott avait écopé de deux ans de prison pour l’agression sexuelle d’Asbestos et de trois mois de prison pour les événements survenus à Gatineau.