Le candidat du Parti québécois dans Sherbrooke, Guillaume Rousseau, tient à améliorer l’accès à la justice pour les citoyens de sa circonscription.

Rousseau veut un meilleur accès à la justice

Les Sherbrookois devraient avoir accès à des services d’information juridique gratuits durant toute l’année.

C’est du moins ce que croit le candidat péquiste Guillaume Rousseau, qui s’est engagé dimanche à ce que les citoyens de sa circonscription aient « au minimum » la possibilité de consulter une ressource d’information comme La Clé de vos droits, administrée par des étudiants en droit à l’Université de Sherbrooke, peu importe la période de l’année. Actuellement, ce service n’est offert que de septembre à avril. « Or, les gens à Sherbrooke peuvent avoir des questions juridiques à l’année », a-t-il souligné lors d’un point de presse qui se tenait à proximité du palais de justice.

Rousseau affirme que ce service gratuit serait disponible dès la deuxième année de son mandat — et il pourrait aller encore plus loin, avec l’implantation dans la région d’un Centre de justice de proximité, un organisme offrant non seulement des services d’information, mais aussi de soutien et d’orientation en matière de justice. 

De tels centres existent dans d’autres régions du Québec (en Outaouais, en Montérégie et au Saguenay, par exemple), mais il n’y en a pas en Estrie.

M. Rousseau, qui est par ailleurs avocat et professeur à la faculté de droit de l’UdeS, mentionne qu’il avait été question d’implanter un tel centre à Sherbrooke il y a quelques années, mais que le manque de consultation du milieu régional de la part du ministère de la Justice semblait avoir fait achopper les plans.

Il s’assurerait donc pour sa part de consulter le milieu juridique et communautaire sherbrookois avant de prendre une telle décision.

« Il y a [dans la région] plusieurs organismes publics ou privés à but non lucratif qui sont sensibles à la question de l’accès à la justice. C’est pourquoi je propose de réunir autour d’une même table les principaux acteurs régionaux du monde de la justice au sens large : associations professionnelles, institutions publiques, établissements d’enseignement, groupes de défense de consommateurs, de victimes ou d’autres personnes vulnérables, cliniques d’information juridique, organismes œuvrant en prévention ou en règlement à l’amiable, etc. Une fois tous ces acteurs réunis, nous pourrons trouver ensemble des solutions et au moins un projet concret pour favoriser l’accès à la justice à Sherbrooke », a-t-il expliqué.

Résultat de l’austérité

Depuis le début de sa campagne, M. Rousseau affirme qu’il constate plus que jamais qu’il y a un besoin d’amélioration de l’accès à la justice à Sherbrooke, alors que des citoyens lui parlent notamment de discriminations qu’ils subissent.

« En tant que professeur de droit et avocat, j’ai le réflexe de leur dire : "Saviez-vous que telle ou telle loi pourrait vous protéger?" Ils me répondent que oui, mais qu’ils n’ont pas les moyens de se payer des avocats », rapporte-t-il.

Des lacunes qu’il attribue entre autres à la disparition de l’organisme Juripop Estrie, qu’il avait lui-même cofondé et dont il a été directeur général adjoint. « Sa disparition est liée directement aux mesures d’austérité du gouvernement. Juripop avait un certain nombre de contrats publics, notamment avec la Conférence régionale des élus et le Forum jeunesse, mais ces organismes ont été abolis », souligne M. Rousseau.

« Déjà qu’à Sherbrooke les salaires sont plus faibles qu’ailleurs, ce n’est pas normal qu’il n’y ait pas de ressources », estime-t-il.