Rose Pruneau

Rose Pruneau sur la voie de la réhabilitation

Arrêtée à la suite d’une aventure criminelle où elle aurait orchestré un guet-apens pour voler les stupéfiants et la liste de clients de son ex-conjoint, Rose Pruneau a complété avec succès sa thérapie entreprise à l’été dernier à Sherbrooke.

Elle a obtenu l’aval du tribunal, vendredi, pour modifier ses conditions de remise en liberté.

La jeune femme était de retour devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec en compagnie de Maksim Hayrutdinov et Raphaël Nadeau-Jolin.

Les deux autres personnes impliquées dans cette affaire, Wesley Aucaucou et Carol-Ann Homan, ont déjà reçu leurs peines.

Le motif de la vengeance est à l’origine de cette affaire où Rose Pruneau serait l’instigatrice. 

Cette dernière, défendue par Me Mélissa Gilbert, soupçonnait son ex-conjoint de lui avoir volé une once de marijuana. Elle est accusée d’avoir monté un stratagème sous le prétexte d’un achat de drogue avec les autres accusés, Wesley Aucaucou, Raphaël Nadeau-Jolin, Maksim Hayrutdinov et Carol-Ann Homan pour attirer celui qui allait devenir la victime sur la rue Chauveau, loin de possibles caméras de surveillance.

Ce vol qualifié a été commis dans la nuit du 12 au 13 juillet 2019.

Libérée sous de sévères conditions, dont celle de suivre une thérapie pour ses problèmes de dépendance aux stupéfiants et à l’alcool, Rose Pruneau a traversé avec succès le processus.

Le juge Chapdelaine l’a autorisée à résider chez sa mère à Windsor. Elle devra cependant respecter un couvre-feu de 22 h à 7 h et ne pas communiquer avec la victime alléguée de même que les coaccusés. Elle ne pourra pas non plus consommer de drogue ou d’alcool.

Raphaël Nadeau-Jolin doit de son côté terminer sa thérapie en avril prochain étant donné qu’il y est entré en septembre 2019.

Maksim Hayrutdinov devra aussi revenir devant le tribunal le 5 juin en compagnie de ses deux complices allégués.

Les avocates de la défense Me Kim Dingman et Me Julie Beauchemin ont mentionné que les discussions se poursuivaient dans les dossiers.

Les faits

L’homme agressé dans cette affaire a été interpelé par Maksim Hayrutdinov, alors qu’il sortait d’un taxi.

Après son signal, Aucaucou et Nadeau-Jolin se sont joints à lui pour lui voler ses chaussures, ses clés, son sac, son portefeuille de même que son téléphone intelligent.

Les trois suspects ont pris la fuite dans un véhicule où se trouvaient les deux femmes, Rose Pruneau et Carol-Ann Homan, laissant derrière eux la victime qui a subi des blessures.

Munis des clés de la victime, les cinq accusés se sont rendus à son logement.

Ils s’y sont introduits pour y voler divers objets dont des stupéfiants et de l’argent, de là les accusations d’introduction par effraction.

La situation aurait dégénéré à l’intérieur du logement de la victime. Wesley Aucaucou aurait fait des menaces à Rose Pruneau, se serait livré à des voies de fait en utilisant un couteau et lui aurait infligé des lésions corporelles. Des accusations en ce sens ont été portées contre Aucaucou, mais ont été abandonnées lorsqu’il a plaidé coupable.

C’est en payant avec la carte de crédit de la victime au McDonald puis grâce à la triangulation cellulaire que les suspects ont été retrouvés, puis arrêtés.

Wesley Aucaucou a plaidé coupable à la trame factuelle du vol qualifié dans cette affaire au début janvier 2020.

Il a été condamné à 21 mois de prison dans cette affaire. N’étant pas citoyen canadien, il sera expulsé du pays à l’expiration de sa peine.

Pour son rôle moins important dans cette affaire, Carol-Ann Homan avait été condamnée à 15 mois de détention à purger dans la collectivité.

C’est Me Maude Lapointe qui représente le ministère public dans cette affaire.