Ronald Nolet témoigne... comme victime

Ronald Nolet de Lac-Drolet, qui a été condamné à sept ans de prison pour des gestes de nature sexuelle, a tout perdu dans l'incendie de sa résidence en juin 2015.
Ronald Nolet
L'individu était de retour au palais de justice, lundi, non pas comme accusé, mais comme victime lors des observations sur la peine dans le dossier d'Alexandre Parent.
Ce dernier est en attente de sa peine pour avoir mis le feu à la résidence de Ronald Nolet à Lac-Drolet en juin 2015.
Alexandre Parent Lac-Mégantic a reconnu l'incendie criminel de la résidence de Nolet sur la route 263, d'introduction par effraction, de vol de nourriture ainsi que d'avoir volontairement tué deux chiens et des poules dans l'incendie ainsi que de conduite durant une interdiction.
Il devait recevoir sa peine, lundi, devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec.
Cependant, après avoir entendu les conséquences des crimes sur Ronald Nolet, le juge a reporté l'imposition de la peine au 1er juin.
Nolet tenait à s'adresser au juge Vanchestein comme victime de l'incendie criminel.
« J'ai tout perdu là-dedans. Il y a bien des affaires que j'ai accumulées toute ma vie. J'avais travaillé pour avoir ces choses-là. J'avais deux ménages dans ma maison et dans le garage. Il y a des affaires que je n'ai pas retrouvées après le feu », indique Ronald Nolet.
Nolet estime les pertes non seulement à l'évaluation municipale de la propriété de près de 50 000 $, mais aussi le contenu de la maison soit des pertes qu'il estime à 70 000 $.
« J'avais fini de payer la maison depuis l'an 2000. Je n'ai plus rien. J'ai aussi perdu les outils que j'avais pour travailler le bois. Je vais perdre le terrain à la fin du mois. C'est une perte non seulement pour moi, mais aussi pour mes enfants. Il y avait de la viande dans le congélateur. Je n'ai plus rien. Je suis dans le chemin », a expliqué Ronald Nolet.
Alexandre Parent.
Parent avait été remis en liberté sous la condition de résider dans une maison de thérapie.
Le procureur aux poursuites criminelles Me Claude Robitaille réclame une peine de dix-huit à trente mois de prison, alors que l'avocat de la défense Me Benoit Gagnon de l'aide juridique demande une peine de détention dans la collectivité de dix-huit mois avec des journées de détention à purger les fins de semaine ainsi que 240 heures de travaux communautaires.
Nolet a été condamné en janvier dernier à sept ans de prison.
Ronald Nolet a été reconnu coupable d'une vingtaine de chefs d'accusation, dont 15 pour des gestes à caractère sexuel et d'autres pour possession et trafic de drogue et bris de probation. 
Les gestes reprochés sont survenus entre 2006 et 2014, à l'endroit de cinq jeunes, quatre filles et un garçon, alors âgés de 11 à 14 ans.