Rock-Henri Gagnon

Rock-Henri Gagnon est un délinquant à contrôler

SHERBROOKE — Rock-Henri Gagnon, multirécidiviste en matière sexuelle, a été déclaré délinquant à contrôler pour dix ans.

C’est un individu amoché par les années qui s’est présenté en claudiquant devant le tribunal au palais de justice de Sherbrooke.

Coupable d’agression sexuelle sur deux fillettes de son entourage, Rock-Henri Gagnon de Sherbrooke a été condamné à trois ans de prison.

Étant donné qu’il a déjà purgé plus de 732 jours de détention provisoire, il lui reste environ une année de prison à écouler.

Le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec a imposé à Rock-Henri Gagnon de nombreuses conditions dont celle de poursuivre sa prise d’une médication pour diverses problématiques, dont le contrôle de ses pulsions sexuelles.

Une probation de trois ans, au cours de laquelle il ne pourra pas communiquer avec les victimes et leurs familles, avec un suivi de deux ans lui a été imposée. Il devra aussi suivre toute thérapie liée à sa déviance sexuelle.

Encadrement strict

Il ne pourra s’approcher des endroits où pourraient se trouver des personnes de moins de 16 ans.

Gagnon sera encadré de façon serrée par le service des libérations conditionnelles pour dix ans étant donné son statut de délinquant à contrôler.

Le multirécidiviste a reconnu la trame factuelle des faits qui lui étaient reprochés entre le 28 juin et le 28 juillet 2017.

La victime de 9 ans avait mentionné à ses parents que le suspect lui avait touché les fesses. Elle a aussi mentionné qu’une autre petite fille avait vécu des gestes semblables. Les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke ont rencontré cette seconde fillette qui a confirmé avoir été victime des attouchements sexuels de Gagnon.

L’accusé a signé une trame factuelle écrite où il reconnaît avoir touché les fesses des victimes à deux reprises. Il avait réussi à attirer l’une d’entre elles à son domicile de l’est de Sherbrooke.

L’individu est déjà inscrit au Registre des délinquants sexuels et il y sera inscrit à perpétuité. Il possède de nombreux antécédents judiciaires.

Lors de sa comparution en juillet 2017, Gagnon avait mentionné au tribunal : « Dites-leur aux enfants que je ne les ai pas touchés. »

Évalué en psychiatrie légale, Gagnon avait été déclaré apte à faire face au processus judiciaire. Mais même s’il est apte sur le plan criminel, Gagnon demeure sous la gouverne du curateur public, donc inapte sur le plan civil.

La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de la procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre et de l’avocate de la défense Me Michèle Lamarre-Leroux de l’aide juridique.