Rock-Henri Gagnon possède de nombreux antécédents judiciaires qui remontent à aussi loin que 1978. Il avait alors été condamné pour attentat à la pudeur.

Rock-Henri Gagnon: « Dites aux enfants que je ne les ai pas touchés »

« Dites-leur aux enfants que je ne les ai pas touchés. »
Accusé de deux agressions sexuelles et de contacts sexuels entre le 28 juin et le 28 juillet 2017 sur deux fillettes de son voisinage, Rock-Henri Gagnon était de retour, mercredi, devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.
L'accusé a demandé au juge d'aller parler aux victimes alléguées pour leur dire qu'il n'avait pas commis les gestes qui lui sont reprochés.
Son avocat Me Patrick Fréchette voulait renoncer à l'enquête sur remise en liberté pour le récidiviste en matière sexuelle, mais Gagnon a mentionné qu'il préférait être remis en liberté.
L'avocat de la défense a remis le dossier à jeudi afin de déterminer s'il continuera à représenter l'accusé.
Gagnon a été arrêté le 28 juillet dernier.
Le récidiviste de 67 ans a déjà été condamné à une peine de prison pour des gestes en matière sexuelle.
Bris de probation
Une première victime alléguée aurait verbalisé des gestes répréhensibles de la part de l'individu. La victime alléguée de 9 ans a mentionné à ses parents que le suspect lui aurait touché les parties intimes. Elle a aussi mentionné qu'une autre petite fille aurait vécu des gestes semblables.
Les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke ont rencontré cette seconde victime alléguée qui aurait confirmé avoir été victime des attouchements sexuels de Gagnon.
En plus des accusations en matière sexuelle sur des mineures de son entourage, l'individu doit aussi répondre d'un bris de probation.
L'individu déjà inscrit au Registre des délinquants sexuels aurait réussi à attirer l'une d'entre elles à son domicile de l'est de Sherbrooke.
Rock-Henri Gagnon possède de nombreux antécédents judiciaires qui remontent à aussi loin que 1978. Il avait alors été condamné pour attentat à la pudeur.
Ses démêlés avec la justice sur le plan sexuel l'ont conduit derrière les barreaux alors qu'il a été condamné à une peine de 18 mois en 2013 pour une affaire de contacts sexuels.
Me Joanny Saint-Pierre, qui a autorisé les nouvelles accusations contre Gagnon, s'oppose à la remise en liberté de l'accusé.