Frédéric Beaudoin, de Magog, a été reconnu coupable de leurre informatique auprès de 25 adolescentes au début du mois de décembre 2017.

Quatre victimes de Frédéric Beaudoin se feront entendre

Quatre victimes des gestes de leurre informatique commis par Frédéric Beaudoin de Magog se feront entendre lors des observations sur la peine.

Beaudoin était de retour, vendredi, devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

S’il était libre depuis le début des procédures, c’est maintenant menottes aux poings à partir du box des détenus qu’il a assisté à la suite des procédures.

Frédéric Beaudoin, de Magog, a été reconnu coupable de leurre informatique auprès de 25 adolescentes au début du mois de décembre 2017.

Aussitôt déclaré coupable, il avait été incarcéré.

Beaudoin a utilisé la messagerie privée Messenger de Facebook pour solliciter les victimes. L’accusé demandait aux adolescentes pour venir garder. Le hic, c’est que l’accusé n’a pas d’enfant. Il tentait aussi de les attirer sous prétexte de venir faire du ménage chez lui ou de leur vendre des cellulaires.

La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre a expliqué au tribunal que d’autres victimes pourraient se faire entendre. Certaines adolescentes ont aussi manifesté leur intérêt à se faire entendre par une lettre.

L’avocat de Frédéric Beaudoin, Me Guy Plourde, a annoncé qu’il contestera les peines minimales qui doivent lui être imposées dans ses divers dossiers à caractère sexuel.

Selon le Code criminel, le leurre informatique est passible d’une peine minimale d’une année de prison pour chacune des victimes.

Ces requêtes seront débattues au même moment que les observations sur la peine auxquelles participera le procureur général.

La date du 19 février a été retenue pour fixer le moment des observations sur la peine.

Le rapport présentenciel avec un volet sexologique ne pourra être préparé avant le 5 mars prochain.