Ian Duval doit répondre de plusieurs accusations en matière de trafic de cocaïne à la suite de la saisie de près de quatre kilos de cette drogue.

Projet Gaspésie : Ian Duval renonce à son enquête préliminaire

Arrêté dans le cadre du projet anti drogue « Gaspésie », Ian Duval a renoncé à la tenue de son enquête préliminaire.

Ce dernier doit répondre de plusieurs accusations en matière de trafic de cocaïne à la suite de la saisie de près de quatre kilos de cette drogue.

Duval avait été arrêté lors de l’opération policière de mai dernier en compagnie de Nicolas Bergeron et Félix Brouillet-Nadeau.

L’enquête préliminaire de Nicolas Bergeron doit se dérouler le 14 mars dans ce dossier. Quant à Félix Brouillet-Nadeau, il a récemment été condamné à deux ans moins un jour de prison après son plaidoyer de culpabilité.

« J’ai encore des discussions à avoir avec mon client dans le dossier », a indiqué l’avocat chargé de la défense de Duval, Me Christian Raymond, mercredi, au tribunal.

Ian Duval reviendra devant le tribunal le 19 décembre prochain pour prendre position dans son dossier.

Ce dernier avait été remis en liberté à la suite de la première frappe policière, mais il a été incarcéré à la suite d’une deuxième perquisition menée dans son logement du boulevard de Portland.

Ce sont des informations colligées dans le cadre de l’opération Gaspésie qui ont permis de frapper au 1471 du boulevard de Portland pour saisir une importante quantité de stupéfiants dans un logement loué par Ian Duval.

Ian Duval et Nicolas Bergeron sont accusés de possession en vue d’en faire le trafic de cocaïne, de méthamphétamine et de trafic de ces substances ainsi que de possession d’arme prohibée et de recel entre décembre 2017 et mai 2018.

En plus des 3,75 kilos de cocaïne, dont deux kilos en bloc, les policiers ont trouvé 4,38 kilos de crack, 4664 comprimés de méthamphétamine, 115,72 grammes de méthamphétamine en poudre, plus de 26 000 $ en argent, un pistolet de calibre.22 avec chargeur et munitions ainsi que huit sacs de un kilo vides, mais contaminés à la cocaïne.

La structure criminelle ciblée fournissait de la cocaïne à des vendeurs ou livreurs sur la route.

Plus de 70 sacs contaminés à la cocaïne ont été découverts dans le logement qui aurait été utilisé par Nicolas Bergeron pour entreposer des stupéfiants sur la rue Élaine-C.-Poirier.

Des empreintes de certains des accusés ont été trouvées par les enquêteurs à la suite d’analyses effectuées à la suite de ces deux perquisitions.

Des travaux communautaires pour une fausse-monnayeuse

Une femme de Sherbrooke devra effectuer des travaux communautaires pour avoir utilisé des billets de 50 $ et de 20 $ contrefaits dans deux commerces.

Julie Perrier a plaidé coupable, mercredi, à des accusations d’utilisation de monnaie contrefaite et d’avoir eu en sa possession de la monnaie contrefaite en décembre 2017.

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec lui a imposé 50 heures de travaux communautaires dans le cadre d’une probation.

Il lui a aussi imposé de rembourser 100 $ aux deux commerces victimes de son stratagème.

Le juge s’est assuré qu’elle rembourse avec de véritables billets de banque. 

La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de Me Jean Leblanc pour Me Mélissa Gilbert qui défendait l’accusée, alors que Me Émilie Baril-Côté représentait le ministère public.

Les événements que Julie Perrier a reconnus sont survenus entre le 15 et le 20 décembre 2017.

Elle s’est présentée au dépanneur l’Escale de Sherbrooke le 15 décembre.

Elle a payé des achats qui totalisaient une petite somme avec un faux billet de 50 $.

Elle a gardé la différence qui lui a été remise en argent.

Julie Perrier a répété son stratagème au Tigre Géant de la rue du Conseil le 19 décembre.

Les caméras de surveillance l’ont cependant captée.

Le lendemain, 20 décembre, elle a été reconnue par un employé du commerce. Ce dernier a contacté les policiers qui ont procédé à son arrestation. Elle tenait alors deux faux billets de 20 $.

Elle a verbalisé ses torts aux policiers.

Julie Perrier a affirmé qu’elle ne faisait pas partie d’un réseau. Elle a expliqué que ces faux billets lui avaient été remis lors d’une vente de pneus usagés.

Au lieu d’aller remettre cet argent dans une banque ou porter plainte à la police, Julie Perrier a préféré payer des articles avec les faux billets,

« Il est plus rare que nous réalisions des saisies de faux billets en raison de la mise en circulation des billets en polymère », mentionne le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Julie Perrier a affirmé qu’elle ne faisait pas partie d’un réseau. Elle a expliqué que ces faux billets lui avaient été remis lors d’une vente de pneus usagés.