Ian Duval avait été remis en liberté à la suite de la première frappe policière, mais il a été incarcéré à la suite d’une deuxième perquisition menée dans son logement du boulevard de Portland.

Projet Gaspésie : deux accusés devraient plaider coupables

Nicolas Bergeron et Ian Duval font volteface et plaideront coupables dans leurs dossiers liés à la possession d’importantes quantités de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic.

Les deux hommes de Sherbrooke avaient été arrêtés dans le cadre de l’opération anti drogue Gaspésie en mai 2018.

Duval et Bergeron, qui devaient subir leur procès en novembre durant trois jours, ont confirmé au tribunal, mardi, qu’ils plaideront coupables à la fin octobre.

Duval avait été remis en liberté à la suite de la première frappe policière, mais il a été incarcéré à la suite d’une deuxième perquisition menée dans son logement du boulevard de Portland.

Nicolas Bergeron est détenu depuis le début des procédures judiciaires.

Ce sont des informations colligées dans le cadre de l’opération Gaspésie qui ont permis de frapper au 1471 du boulevard de Portland pour saisir une importante quantité de stupéfiants dans un logement loué par Ian Duval.

Ian Duval et Nicolas Bergeron sont accusés de possession en vue d’en faire le trafic de cocaïne, de méthamphétamine et de trafic de ces substances ainsi que de possession d’arme prohibée et de recel entre décembre 2017 et mai 2018.

En plus des 3,75 kilos de cocaïne, dont deux kilos en bloc, les policiers ont trouvé 4,38 kilos de crack, 4664 comprimés de méthamphétamine, 115,72 grammes de méthamphétamine en poudre, plus de 26 000 $ en argent, un pistolet de calibre. 22 avec chargeur et munitions ainsi que huit sacs de un kilo vides, mais contaminés à la cocaïne.

La structure criminelle ciblée lors de la plus prolifique saisie de cocaïne à avoir été réalisée à Sherbrooke fournissait de la cocaïne à des vendeurs ou livreurs sur la route.

Me Mylène Lareau défend Nicolas Bergeron, alors que Me Marc-André Champagne de l’aide juridique représente Ian Duval.

Me Émilie Baril-Côté représente le ministère public dans ces dossiers.

+ Il brise une condition de remise en liberté en moins de 24 heures

Remis en liberté sous la condition de ne pas communiquer avec des employés de son entreprise la semaine dernière, César Augusto Perez a mis moins de 24 heures avant de la briser.

Après avoir passé la longue fin de semaine de l’Action de grâce derrière les barreaux, l’homme de 34 ans a reconnu son bris de condition avant d’être libéré sous les mêmes conditions.

Le 29 septembre, il aurait commis un ultime épisode de violence conjugale.

La victime ne s’est pas présentée au travail, ce qui a incité le plaignant à demander aux policiers de se rendre au domicile du couple.

Perez est accusé de séquestration, de menaces de mort et d’agression sexuelle armée envers la femme avec qui il partageait sa vie.

Perez est aussi accusé de menaces de mort et de voies de fait armées entre le 1er et le 31 juillet 2019 de même que de menaces et de voies de fait le 24 août 2019.

Il a plaidé coupable à une accusation de bris de conditions, mardi, devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, mais tous ses autres dossiers ont été reportés.

Il a reconnu avoir répondu à un message d’une personne avec qui il ne pouvait communiquer. 

César Augusto Perez devra résider dans une maison d’aide et respecter un couvre-feu.

« Il a reçu le message que c’est important de respecter ses conditions », indique la procureure aux poursuites criminelles, Me Isabelle Dorion.

« Nous avons eu des discussions avec les agents d’immigration et il ne sera pas expulsé tant qu’il n’aura pas reçu de sentence », a précisé l’avocate de la défense, Me Julie Beauchemin.

Le dossier a été reporté au 12 novembre.

Originaire de la Colombie, César Augusto Perez se trouve au Canada sur un visa de travail émis spécifiquement pour son emploi dans la MRC du Granit.

Les accusations pourraient aussi avoir un impact quant à sa présence en sol canadien.