S'ils ont plaidé coupables rapidement dans leurs dossiers, les accusés du projet « bouboule » tardent à recevoir leurs peines devant le tribunal.

Projet «bouboule» : les accusés attendent leurs peines en liberté

S'ils ont plaidé coupables rapidement dans leurs dossiers, les accusés du projet « bouboule » tardent à recevoir leurs peines devant le tribunal.
Jean-Guy Shank a invoqué des raisons médicales pour remettre la peine de détention de 12 mois qui doit lui être imposée en janvier 2018.
Shank a rapidement plaidé coupable aux accusations reliées au trafic de stupéfiants ainsi qu'à un incendie criminel en 2016.
Cette opération antidrogue s'est déroulée le 23 novembre 2016 à Sherbrooke et Saint-Georges-de-Windsor.
Shank, défendu par Me Jean-Marc Bénard, a plaidé coupable à des accusations de trafic de stupéfiants entre le 7 juillet et le 23 novembre 2016 ainsi que de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic.
Shank a été brûlé en tentant de faire de la « soupe au pot » dans son logement de la 8e Avenue à Sherbrooke quelques jours avant l'opération policière. Il a reconnu la production de résine de cannabis ainsi que l'incendie criminel sans se soucier que d'autres personnes se trouvaient dans le bâtiment, le 20 novembre 2016.
Sylvain Blais, qui l'avait aidé à mettre en place l'installation pour transformer les feuilles de cannabis, a aussi reporté son dossier au 9 janvier 2018 avant de recevoir sa peine.
Blais a plaidé coupable en décembre 2016 au trafic de cocaïne et de méthamphétamine ainsi qu'à la possession de stupéfiants dans le but d'en faire trafic.
Blais vendait de la cocaïne sur appel deux soirs par semaine. Il en a d'ailleurs vendu à deux agents d'infiltration au cours de l'enquête.
Rock Martel avait au même moment plaidé coupable à quatre accusations de trafic de cannabis, de possession dans le but de trafic de méthamphétamine ainsi que de production de cannabis.
Son dossier a été reporté au 13 octobre prochain par son avocat Me Jean Leblanc.
Une quantité importante de stupéfiants avait été trouvée lors de la perquisition qui avait été réalisée à sa résidence de la rue Letendre.
Situé tout juste sous Rock Martel dans la hiérarchie criminelle, Sylvain Blais a aussi reconnu avoir donné des conseils à Jean-Guy Shank, un autre accusé, sur la façon de produire de l'huile de cannabis. Une dizaine de minutes après le départ de Blais du logement de Shank sur la 8e Avenue à Sherbrooke le 20 novembre dernier, la « soupe au pot » a explosé.
L'individu de 34 ans a reconnu la complicité dans cet incendie criminel ainsi que la production d'huile de cannabis.
Stéphane Michaud, qui se situe au bas de la hiérarchie, mais qui possède en nombreux antécédents judiciaires, a remis le dossier au 13 octobre prochain afin de recevoir sa peine.
Lors de six perquisitions effectuées lors de l'opération bouboule, 28 875 $ ont été saisis de même qu'une quarantaine de comprimés de méthamphétamine, 2743 grammes de cannabis, une dizaine de grammes de cocaïne ainsi que du haschich.
En début de semaine, Samuel Dumont-Blanchard qui se trouve au sommet de cette organisation a été condamné à 22 mois de prison.
C'est Me Claude Robitaille qui représente le ministère public dans cette affaire.