Procès Labrie : une agente d’investigation témoigne

« Oui, selon la grâce de Dieu. »

C’est cette affirmation que l’agente d’investigation du Collège des médecins du Québec a obtenu lorsqu’elle a demandé à Jean-François Labrie si son problème était réglé après une consultation.

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Le révérend Jean-François Labrie, de l’église Inter-Foi de North Hatley, subit son procès relativement à 21 chefs d’accusation de pratique illégale de la médecine au palais de justice de Sherbrooke.

Les chefs d’accusation concernent le fait que Labrie a laissé croire qu’il était autorisé à exercer la médecine lors d’une consultation, qu’il a fait des diagnostics sur des maladies, qu’il a prescrit des médicaments et qu’il a déterminé le traitement médical sans être titulaire d’un permis valide et approprié et sans être inscrit au tableau de l’ordre du Collège des médecins.

Devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec, l’agente désignée par le Collège des médecins a témoigné de sa rencontre avec Jean-François Labrie en septembre 2015 pour un problème intestinal qu’elle disait avoir. Après avoir expliqué son problème en lien avec un possible cancer du côlon, Jean-François Labrie lui aurait répondu qu’il allait pouvoir l’aider. Il a posé des questions sur ses antécédents médicaux.


J’ai entendu comme un bruit huileux, puis un bruit de frottement de plastique.
L’agente d’investigation du Collège des médecins

Pression sur le ventre

Une fois qu’elle a été couchés sur la table, Jean-François Labrie aurait fait une pression sur son ventre.

« J’ai entendu comme un bruit huileux, puis un bruit de frottement de plastique. Lorsque je lui ai dit que je ressentais une chaleur sur mon ventre, il m’a dit que c’était l’énergie », a expliqué l’agente qui s’est présentée sous le pseudonyme de Suzie Picard.

Elle a témoigné n’avoir que senti et entendu, sans rien voir de ce que Jean-François Labrie lui faisait.

« Lorsque je lui ai demandé si je devais le revoir, il m’a répondu d’emblée non, mais encore une fois que c’était à la grâce de Dieu », a mentionné l’agente.

Jean-François Labrie l’a référée à son médecin lorsqu’elle lui a demandé si elle devait suivre un régime particulier.

En contre-interrogatoire, elle a mentionné que Jean-François Labrie n’avait aucun instrument ou document pouvant référer à la médecine.

Le révérend Jean-François Labrie, de l’église Inter-Foi de North Hatley, subit son procès relativement à 21 chefs d’accusation de pratique illégale de la médecine au palais de justice de Sherbrooke.