Bernard Houle est en liberté en liberté en attendant sa peine.

Près de 5000 fichiers de pornographie juvénile dans son ordi

Acquitté d'avoir rendu accessible de la pornographie juvénile sur un site de partage de fichiers, un individu de 57 ans de Sherbrooke a reconnu sa culpabilité d'y avoir accédé et d'en avoir possédé près de 5000 fichiers dans son ordinateur.
Bernard Houle a entrepris une thérapie avec un psychologue depuis son arrestation dans cette affaire.
C'est un enquêteur en cybercriminalité de la Sûreté du Québec qui a repéré Houle sur les sites de partages de fichiers.
Houle a cependant soulevé un doute raisonnable lors de son procès concernant son intention spécifique de rendre accessibles les fichiers de pornographie juvénile qu'il savait illégaux.
Après avoir été acquitté par le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec concernant cet aspect de la cause, il a reconnu, mercredi, le reste de la trame factuelle au palais de justice de Sherbrooke.
Lors de l'analyse de son ordinateur, les enquêteurs ont découvert les images de pornographie juvénile sur une période s'étalant du 27 septembre 2014 au 25 juin 2015.
169 vidéos
Bernard Houle a reconnu avoir eu en sa possession 3490 images et 169 fichiers vidéo de catégorie 1.
Les images illégales représentaient de jeunes garçons de 6 à 14 ans s'adonnant à diverses activités sexuelles avec d'autres enfants ou même des adultes.
Il a aussi reconnu avoir eu en sa possession 950 fichiers de catégorie 2, soit des jeunes garçons nus et à demi nus s'adonnant à diverses activités dans un contexte de naturisme.
Bernard Houle avait été remis en liberté sous de sévères conditions à la suite de son arrestation en 2015.
« Mon client a vu un psychologue. Il a entrepris un cheminement concernant sa problématique de même que sur le plan personnel », a spécifié au tribunal l'avocate de la défense Me Kim Dingman.
Elle a demandé que son client, un homme sans antécédent judiciaire, puisse être évalué afin que le tribunal puisse être éclairé d'un rapport présentenciel.
Bernard Houle n'évitera vraisemblablement pas la prison étant donné que les accusations qu'il a reconnues comportent une peine minimale de détention de six mois de prison fermes.
C'est Me Marie-Line Ducharme qui représente le ministère public dans cette affaire.
Les observations sur la peine dans le dossier de Bernard Houle se dérouleront le 13 juin prochain.