Nicholas Pratte et son avocat Me Jean-Pierre Gagnon

Pratte coupable d’une transaction de cocaïne

Accusé d’avoir fait le trafic de cocaïne sur une période de deux mois à l’automne 2016, Nicholas Pratte a été reconnu coupable de cette accusation limitée à une seule transaction.

L’accusé a subi son procès concernant une accusation de trafic de cocaïne entre le 7 septembre et le 23 novembre 2016 à la suite de son arrestation lors de l’opération Bouboule.

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec a reconnu Nicholas Pratte coupable de trafic de cocaïne le 4 octobre 2016, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke.

La preuve reposait sur le témoignage d’un délateur dont l’identité est protégée par le tribunal.

Le témoin avait indiqué que Pratte l’approvisionnait à raison d’une once de cocaïne à la fois, trois à quatre fois par mois.

Pratte aurait livré lui-même de la drogue à une douzaine de reprises au témoin.

L’accusé vendait la cocaïne à 2000 $ l’once.

Les transactions se faisaient dans des stationnements de commerces de Sherbrooke. Le témoin ne connaissait pas Nicholas Pratte lors des transactions.

Le témoin a affirmé qu’il ne voulait pas témoigner comme délateur.

Pratte n’était pas connu des milieux policiers. Son véhicule a été capté à une reprise lors d’une filature de l’opération Bouboule.

« Le témoin n’en disait pas plus que nécessaire. Jamais il ne s’est dédit ou n’a été contredit par rapport à la déclaration incriminante qu’il avait faite », estime la juge Desgens.

La juge signale que le témoignage du délateur visait davantage à aider Pratte qu’à l’incriminer.

« La preuve ne me permet pas de déterminer votre rôle dans cette organisation, car vous n’étiez pas un sujet d’intérêt dans cette opération. La filature n’a pas permis de vous relier plus qu’une fois. L’ensemble de la preuve me convainc hors de tout doute raisonnable que vous avez participé à au moins une transaction le 4 octobre 2016 », conclut la juge Desgens.

Une perquisition effectuée auprès de Nicholas Pratte avait été déclarée illégale par le tribunal en septembre 2018.

Les éléments obtenus lors de cette perquisition ont été exclus de la preuve à la suite d’une décision rendue par le juge Gaétan Dumas de la Cour supérieure.

Les observations sur la peine se dérouleront le 17 juin prochain.

Un rapport présentenciel sera préparé dans le dossier.

Pratt devrait toutefois porter ce verdict en appel.

L’opération antidrogue s’est déroulée le 23 novembre 2016 à Sherbrooke et Saint-Georges de-Windsor.

Situé en haut de la hiérarchie criminelle démantelée dans le cadre de l’opération Bouboule, Samuel Dumont-Blanchard a été condamné en septembre 2017 à 22 mois de prison.

Lors de six perquisitions effectuées dans l’opération Bouboule par le Service de police de Sherbrooke, 28 875 $ ont été saisis de même qu’une quarantaine de comprimés de méthamphétamine, 2743 grammes de cannabis, une dizaine de grammes de cocaïne ainsi que du haschich.

C’est Me Jean-Pierre Gagnon qui défend Nicholas Pratte tandis que Me Claude Robitaille représente le ministère public.