Si l'on se base sur les lois canadiennes, Claude-Auguste Piant sera pris en charge par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) dès sa sortie de prison avant d'être expulsé du pays.

Piant ne sera jamais remis en liberté au Canada

Si l'on se base sur les lois canadiennes, Claude-Auguste Piant sera pris en charge par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) dès sa sortie de prison avant d'être expulsé du pays.
Ce ressortissant français de 62 ans a été condamné en début de semaine à 30 mois de prison pour avoir trempé dans une affaire d'inconduite sexuelle avec une adolescente de 15 ans à Sherbrooke.
Sans commenter ce cas précis, l'ASFC explique que « les étrangers reconnus coupables d'avoir commis des actes criminels ont droit à une application régulière de la loi. Ils doivent purger leur peine avant d'être renvoyés du Canada », explique l'Agence des services frontaliers du Canada.
Piant devra donc régulariser sa situation criminelle en purgeant sa peine avant que soient appliquées les affaires d'immigration.
« Il y a sursis de la mesure de renvoi tant que n'est pas purgée la peine d'emprisonnement infligée au Canada à l'étranger », stipule la loi sur l'immigration et la protection des réfugiés du Canada.
Pour le moment, l'ASFC ne peut expulser Claude-Auguste Piant du Canada tant que sa peine de prison ne sera pas expirée.
Une fois la peine terminée, Piant ne sera pas remis en liberté. Un renvoi du Canada sera alors exécuté.
Pour le moment, Claude-Auguste Piant purgera sa peine au Canada.
Chaque cas étant de nature confidentielle, les autorités ne peuvent confirmer si le délinquant fait l'objet d'un mandat d'extradition tant que ce mandat n'aura pas été exécuté.
« Une personne peut être extradée du Canada seulement si la conduite criminelle reprochée à l'égard de laquelle l'extradition est demandée est reconnue comme une conduite criminelle dans les deux pays. Il s'agit du principe de la double criminalité. Un État étranger ou une entité étrangère peut présenter une demande en vue d'obtenir l'extradition d'une personne recherchée pour subir son procès ou purger une peine, si cet État ou cette entité est un partenaire au sens de la Loi sur l'extradition », explique le directeur régional des communications, Bureau régional du Québec pour Justice Canada, Denis Gratton sur les cas d'ordre général.
La France fait partie des pays partenaires du Canada au sens de la Loi sur l'extradition.
Claude-Auguste Piant était venu au Québec pour entreprendre une relation avec une adolescente de 15 ans. 
Le Français d'origine a admis sa culpabilité aux accusations de leurre informatique, d'incitations à des contacts sexuels et de contacts sexuels sur une personne âgée de moins de 16 ans, de même que de production et de possession de pornographie juvénile et d'avoir transmis du matériel sexuellement explicite à une personne de moins de 18 ans.
Les faits reprochés à Claude-Auguste Piant se sont produits entre mai 2015 et septembre 2016, après sa rencontre virtuelle avec une adolescente de 14 ans de Sherbrooke sur un site de jeu en ligne.
Originaire de la région de la Lorraine en France, Piant a été arrêté au lendemain de son arrivée à Sherbrooke, sur le terrain de la résidence familiale de l'adolescente, le 11 septembre dernier.
Claude-Auguste Piant a confirmé aux policiers qu'il était prêt à avoir une relation sexuelle complète avec l'adolescente qu'il était venu rejoindre à Sherbrooke même s'il la savait mineure.