Stéphane McCullough

Pas facile de gérer un interdit de consommer des stupéfiants

Gérer une condition de ne pas consommer de stupéfiants en attendant de recevoir sa peine est plus facile à imposer qu’à appliquer.

Coupable de possession d’une importante quantité de méthamphétamine dans le but d’en faire le trafic, Stéphane McCullough doit recevoir sa peine en octobre prochain.

Dans l’objectif qu’il poursuive sa réhabilitation sans consommer de stupéfiants, le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec lui a imposé un interdit d’en consommer.

Pour s’assurer du respect de cette condition dans une période comme l’été qui est plus propice à la consommation de stupéfiants, les avocates au dossier Me Karine Poliquin en défense et Me Émilie Baril-Côté du ministère public ont proposé de McCullough de se soumette à des tests de dépistage.

« Qui va s’en occuper? », a soulevé le juge en mentionnant qu’il ne pouvait imposer de tels tests sans le consentement de l’accusé.

« Ma psychiatre et mon travailleur social pourraient faire ça? », a suggéré l’accusé qui semblait en accord avec la suggestion des avocats qui s’inscrit dans son processus de réhabilitation.

Le juge a alors mentionné qu’il ne pouvait imposer à son médecin cette tâche.

« Je n’exigerai pas que votre médecin en fasse plus qu’il en fait déjà. Vous pouvez être sujet à des tests de dépistage. Si vous vous faites prendre avec des drogues dans votre organisme, vous allez en payer le prix », a averti le juge Chapdelaine.

Lors de perquisitions chez Stéphane McCullough à Saint-François-Xavier-de-Brompton, les policiers de la Sûreté du Québec ont saisi 976 comprimés de méthamphétamine en octobre 2017. Ils en avaient aussi découvert 1532 comprimés en juillet 2017.

Lors de la perquisition d’octobre, des armes prohibées mal entreposées avaient été saisies.

McCullough a complété une thérapie pour vaincre sa dépendance de consommation de stupéfiants.

Étant donné que cette thérapie est terminée, il n’est plus soumis aux tests de dépistage qu’il subissait lors de sa thérapie.

Les observations sur la peine se dérouleront le au 22 octobre prochain au palais de justice de Sherbrooke.